Rappel important
La Terre Sainte est depuis le VII ème siècle aux mains des Musulmans. Pendant deux siècles les pèlerinages Chrétiens en terre sainte seront très dangereux, c’est pour remédier à cette situation que Charlemagne négocie et obtient le droit pour les Chrétiens d'aller en pèlerinage à Jérusalem. Cette situation perdure jusqu'en 996, à cette date, les Musulmans révisent leur position et tolèrent les pèlerins, contre l'acquittement d'un tribut. La situation s'aggrave pour les Chrétiens lorsque les Fatimides (dynastie musulmane qui règne en Afrique du Nord, en Egypte puis au Proche-Orient) prennent la ville sainte en 996. Puis, avec l'arrivée des Turcs le Saint Sépulcre est détruit par ces mêmes Turcs Musulmans en 1078. Cette situation nouvelle bouleverse un équilibre précaire : la destruction du symbole Chrétien et les horreurs répétées seront à l'origine de la guerre pour délivrer Jérusalem. Face à la gravité de la situation en Terre Sainte, devenue inaccessible aux pèlerins, et face au danger que les nouveaux maitres du proche Orient font courir à l'empire Chrétien de Byzance, les Papes Grégoire VII, et Victor III sillonneront pendant 20 longues années tous les royaumes d'Occident pour sensibiliser les Rois au péril que représente cette nouvelle situation. Pendant 20 ans ces Papes appelleront de leurs vœux une réaction des royaumes Chrétiens d'Occident pour délivrer les lieux saints et soulager l'empire Byzantin !! Vingt années pendant lesquelles les grands des royaumes Chrétiens se hâteront lentement, très lentement ! Un troisième Pape prendra la relève, et, tirant la leçon des échecs des deux précédents Papes il s'y prendra différemment pour prêcher la guerre sainte, il cachera son projet derrière celui d'une réforme nécessaire du clergé. Il semble bien que cette nouvelle approche fût meilleure que les précédentes. Dans la deuxième moitié de l’année 1095 Urbain II entreprendra un périple en France méridionale pour propager la réforme grégorienne. Celle-ci tire son nom de son principal inspirateur, le pape Grégoire, mais elle fut amorcée avant lui et elle s’est prolongée après lui. Son objectif est ambitieux puisqu’il s’agit non seulement de réformer le clergé, de mettre fin aux « abus du clergé », selon une formule consacrée par l’historiographie, mais encore de réformer l’ensemble de la société chrétienne, pour rendre la conduite des hommes plus conforme à la morale chrétienne. Elle concerne donc les clercs et les laïcs, tous conduits dans cette voie vers le salut, par la papauté. Urbain II passa au Puy, où il rencontra l’évêque Adhémar de Monteil, puis il alla à Clermont pour présider un important concile régional. Ouvert le 18 novembre et clos le 26, ce concile traita donc de la réforme de l’Église, des abus du clergé (en particulier des pratiques simoniaques reprochées à nombre d’évêques), ainsi que des liens que l’Église devait entretenir avec une société laïque dont elle se séparait de plus en plus dans sa pratique. Le concile de Clermont était aussi un concile de paix : le pape entendait y promouvoir le mouvement de la paix et de la trêve de Dieu qui visait à réduire et à canaliser les violences de la turbulente et dynamique caste des chevaliers.
Le 27 novembre 1095,lors de son discours de Clôture du concile de Clermont, le Pape Urbain II lance un appel vibrant à libérer les lieux Saints à Jérusalem. Il demande aux seigneurs et chevaliers l’arrêt immédiat de leurs guerres stériles et permanentes sur le sol Franc, il leur propose de dépenser leurs énergies à reconquérir les lieux saints, avec à la clé la récupération de nouveaux fiefs, de Constantinople à Jérusalem. Cet appel n’est pas une nouveauté, mais cette fois la supplique est très argumentée et très habilement présentée. Si bien présentée qu’elle reçoit immédiatement un écho enthousiaste dans les classes populaires, et, même les seigneurs semblent cette fois intéressés par ces arguments. Sans attendre, devant un tel succès, le lendemain le Pape convoque les seigneurs encore présents dans la ville, pour les implorer de partir délivrer les lieux Saints.
Godefroy de Bouillon qui avait fait le serment de reconquérir les lieux Saints s’il guérissait d’un mal contracté en 1089 et que tous croyaient mortel, était présent à Clermont et avait recouvré la santé. Sans hésiter il accepte la proposition du Pape, tous les autres seigneurs, pris de court sont obligés de le suivre dans cette démarche, mais posent une condition : Godefroy devra être le chef des armées Chrétiennes. Mandaté par le Pape pour diriger les armées, Godefroy propose alors le mois d’aout 1096 et Boulogne sur mer, comme date et ville de départ pour cette pérégrination.
Le Pape venait de réussir un coup de maitre, car pensez donc, Il avait fallu plus de vingt années, 2 conciles ( Rome en 1079 et Avignon en 1080 ) et 3 Papes pour obtenir enfin l’engagement officiel des seigneurs Francs à libérer les lieux Saints !
En France et bien au-delà, la nouvelle se répand comme une trainée de poudre, l'enthousiasme pour cette entreprise est démesuré, et, dans les semaines qui suivent le discours du Pape, des dizaines de milliers de Serfs et de Vilains y compris femmes, vieillards, enfants, se déclarent prêts à partir libérer le Saint-Sépulcre. Saint-Omer comme les autres villes de Flandre est traversée par cet immense élan d’espérance, dont les ressorts principaux sont la libération des lieux Saints, et, la promesse d’une vie meilleure. En effet, le Pape promettait que tous les pèlerins qui partiraient pour Jérusalem seraient libérés de leurs liens vis à vis de leurs seigneurs, ce qui vous en conviendrez rajoutait à leur joie de servir le Christ.
C'était une aubaine pour des milliers de petits vassaux, mais encore plus, pour des dizaines de milliers de vilains et de serfs, pour qui la croisade était l'occasion inespérée de sortir de leur condition en devenant plus riches. De plus, l'indulgence plénière, c'est-à-dire le pardon pour tous les péchés qu'ils commettraient en cours de route, leur était accordée, ces derniers ne pourraient être jugés, s'ils commettaient quelque crime, que par des tribunaux ecclésiastiques disposés à fermer les yeux sur les exactions commises pour la cause sacrée. Partout, du plus petit hameau aux plus gros bourgs, les conversations gravitaient autour de la grande pérégrination.
Les seuls à n’être pas trop enthousiastes n’étaient pas nombreux, il s’agissait des seigneurs locaux car ces derniers commençaient à se poser la question de savoir qui resterait sur place en Occident pour effectuer le travail quotidien. Pour eux ce Pape était fou, car il déstabilisait un système établi depuis plusieurs siècles : la féodalité. Ce qui se passait ne relevait plus du rationnel, toutes les conventions étaient abolies, c’était une véritable révolution !
Débutée en 1096
Avant garde d'inconscients
assés des tergiversations des seigneurs pour organiser la reconquéte des lieux Saints, et galvanisés par les déclarations du Pape en Novembre 1095, les pauvres décident de partir seuls pour Jérusalem. Inconscients des dangers qui guettent cette croisade mal préparée, ils partent persuadés que leur foi suffira à vaincre les Musulmans !
Le 08 mars 1096 Départ d’une « armée de pèlerins » d'avant garde de 15 000 hommes conduite par 'Pierre l’Ermite' et 'Gautier sans avoir'.
Le 12 avril 1096 Pierre l’Ermite arrive à Cologne.
Le 20 mai 1096 l’avant garde de pèlerins massacre des Juifs à Mayence.
Le 06 juillet 1096 Concile de Nîmes encourageant le comte de Toulouse à prendre la tête d’une expédition pour rejoindre Godefroy de Bouillon à Constantinople.
Le 06 juillet 1096 Pillage de Belgrade par l’avant garde de pèlerins conduite par Pierre l’Ermite. Quelques jours plus tard, une armée de Serfs descendue du nord rejoint celle de Pierre l'Ermite.
Le 01 août 1096 Pierre l’Ermite et l’avant garde de pèlerins arrivent à Constantinople.
Le 02-06 août Pillages des alentours de Constantinople par l’armée de pèlerins qui compte à présent 25 000 hommes et qui est conduite par Pierre l’Ermite.
Le 07 août 1096 L'Empereur Alexis 1er prend peur devant cette armèe de gueux, et, pour se débarrasser de ce cadeau fort encombrant à gérer, suggère perfidement à Pierre l’Ermite de traverser le Bosphore afin que son armèe puisse tranquillement attendre la grande armèe de Godefroy. Alexis 1er savait fort bien que les pélerins n'attendraient pas, et cette fourberie fonctionna à merveille.
Le 10 août 1096 L’avant garde « populaire » qui compte désormais 25 000 hommes se dirige vers Nicée. Elle remportera quelques victoires faciles mais sera anéantie fin Octobre 1096 par les Turcs près de Nicée. 4 000 survivants se barricaderont dans la forteresse de Civitot. Ils seront rappatriés par la marine Byzantine et ramenés à Constantinople pour y attendre la véritable armée de Godefroy de Bouillon.
Départ de Boulogne/mer
e 15 août 1096 à Boulogne sur Mer, départ des armées de Godefroy de Bouillon pour la première Croisade. Cette Croisade regroupe 5 armées :
La 1 ère armée, dirigée par Godefroy de Bouillon qui comprend une partie de l'armée Anglaise (croix blanche), l'armée Flamande de Basse Lotharingie et l'armée de Haute Lotharingie (croix verte), l'armée Française (croix rouge), une petite armée du Saint Empire Germanique (croix noire). En Mai 1097 les Croisés seront plus de 300 000 à Constantinople.
La 2 ème armée, des Français du centre dirigée par Hugues de Vermandois, frère du roi de France Philippe 1er (le roi ne peut y participer car il a été excommunié) quitte Paris le 20 Aout 1096.
La 3 ème armée, des Français de l'Ouest sous la direction de Robert Courteheuse part peu après en septembre, il est accompagné de son oncle Odon, de ses beaux frères Alain Fergent comte de Bretagne et Etienne, comte de Blois et de Chartres (chroniqueur Foulcher de Chartres), et des comtes voisins comme Robert de Flandre, quitte Rouen le 22 Aout 1096. Il convient de noter qu'une autre partie de l'armée Anglaise accompagne Robert Courteheuse.
La 4 ème armée, des Français du Midi sous les ordres du comte de Toulouse, Raymond IV de St Gilles, accompagné par le légat du Pape quitte Toulouse le 17 Septembre 1096.
La 5 ème armée quitte Palerme début Octobre 1096 sous le commandement du prince normand Bohémond de Tarente (les croisés de cette armée portent une croix jaune).
Ces 5 armées seront sous les ordres de Godefroy de Bouillon au départ de Constantinople le 1er Mai 1097.
Le 15 Septembre 1096 Les armées de Godefroy de Bouillon pillent Selymbria, ville de Thrace située sur la rive nord de la mer de Marmara, à l'ouest de Constantinople, point stratégique important à la fin de la Via Egnatia.
Le 29 septembre 1096 Défaite des survivants de l’avant garde de pèlerins près de Civitot. Civitot est un campement militaire, situé à moins d’une journée de marche de Nicée, alors aux mains du sultan seldjûqide de Rum Kilij Arslan. Sensible aux conseils du basileus Alexis Ier, Pierre l'Ermite tente de convaincre les Croisés d'attendre les barons, mais il perd le contrôle de la foule qui, croyant que la foi seule suffit à remporter à la victoire, s'attaque aux territoires turcs tout proches. Ils seront presque tous massacrés.
Le 10 Octobre 1096 Les armées de Bohémond de Tarente (ou de Hauteville) quittent Bari (Italie) pour rejoindre les armées de la première Croisade à Constantinople.
Le 25 octobre 1096 Rencontre à Lucques entre Robert de Normandie, Robert de Flandre et Urbain II.
Le 23 décembre 1096 Arrivée de Godefroy de Bouillon à la tête des armées croisées à Constantinople.
Le 18 février 1097 Victoire de Bohémond (Normand) contre les impériaux et Byzantins à Vardar.
Le 01 avril 1097 Arrivée de Bohémond et ses armées à Constantinople.
Le 05 avril 1097 Arrivée de Robert de Flandre et Étienne de Blois à Brindisi.
Le 12 avril 1097 Prise de Roussa (Byzantine) par Raymond de Saint-Gilles.
Le 21 avril 1097 Arrivée de Raymond de Saint-Gilles à Constantinople.
Le 26 avril 1097 Arrivée de Robert de Normandie à Constantinople, ce qui porte le nombre des Croisés à plus de 300 000 hommes.
Le 30 avril 1097 Les barons prêtent serment à l'empereur Bizantin Alexis Ier.
Première leçon donnée aux Croisés
e 1er mai 1096 traversée du Bosphore par toutes les armées croisées, elle durera 60 heures sans interruption.
Le 06 mai 1097 Arrivée des premiers Croisés devant Nicée.
Le 10 Mai 1097 Prise de Tyr par les Fatimides.
Le 26 mai 1097 Les Croisés assiègent Nicée.
Le 19 juin 1097 Victoire des armées croisées sur l’armée de secours turque envoyée à Nicée. Pendant une semaine Godefroy soucieux d'économiser ses forces se contente de faire le blocus de la ville, il ne sait pas que dans son dos Alexis 1er négocie la reddition avec les Musulmans qui occupent Nicée. Dans la nuit du 25 au 26 juin les Byzantins entrent très discrétement dans la ville et scellent l'accord de la reddition.
Le 26 juin 1097 Au petit matin alors que Godefroy va donner le signal de l'assaut final il constate que le drapeau d'Alexis 1er flotte sur les remparts de la ville. Ce sont les Byzantins qui lui ouvrent les portes de la ville et les croisés sont furieux d'avoir été roulés dans la farine à ce point par Alexis 1er, l'accord prévoit que les Musulmans sont autorisés à fuir. Les chefs croisés sont furieux contre ce fourbe d'Alexis 1er mais ce dernier leur accorde une partie des richesses de la ville. En fin de journée Nicée est restituée officiellement à l’empereur. Les croisés viennent de prendre leur première leçon sur l'art de faire la guerre à l'orientale ! Ils se souviendront longtemps de cette fourberie Byzantine, néanmoins comme ils ont d'autres préoccupations ils se remettent en marche en se félicitant d'avoir vaincu sans devoir combattre.
Le 01 juillet 1097 Victoire des Croisés à Dorylée contre les Turcs qui commencent à pratiquer la politique de la terre brûlée en s'enfuyant. Cette bataille consacrera la différence entre deux traditions de combat, différence qui perdurera tout le temps des Croisades, les Francs préfèrant la charge lourde de cavalerie, les Turcs le harcèlement par des archers montés.
Le 13 juillet 1097 Division des armées Croisées. Les premières grandes difficultés commencent pour les Croisés même s’ils ne rencontrent plus de réelle opposition militaire, c’est un nouveau monde qu’ils découvrent, auquel ils ne sont pas habitués. Chaleur, insuffisance des vivres, de l'eau, du fourrage, se font de plus en plus sentir et les terres désertiques d’Anatolie sapent le moral des pèlerins : la lègende raconte que l'on en vint à boire le sang des chevaux... Les tensions grandissent au sein de l’état-major croisé, le légat du pape n’ayant jamais pu imposer son autorité. Après deux nouveaux affrontements contre les Turcs à Iconium et Héraclée, les Croisés décident de se séparer en deux groupes dès septembre 1097.
Le 05 Septembre 1097 Prise de Loadicée par Guynemer de Boulogne.
Le 22 Septembre 1097 Baudoin et Tancrède prennent Tarse mais ils se disputent juste après cette victoire car chacun a l’ambition de se tailler un fief. Baudouin se dirige alors vers Edesse où il abusera la confiance du vieux Thoros avant de créer un peu plus tard le comté d’Edesse. Tancrède, de son côté, prend Adana et Mamistra, sans toutefois pouvoir créer un véritable territoire à cause de sa rivalité avec Bohémond. Il est alors contraint de rejoindre l’armée principale devant Antioche où le siège de la ville commence.
Mauvaise surpise à Antioche
e 13 octobre 1097 Jonction des armées Croisées près d’Antioche.
Le 20 octobre 1097 Arrivée des armées Croisées devant Antioche.
Le 21 octobre 1097 Début du siège d’Antioche.
Le gros de l'armée remonte vers Césarée pour éviter les portes de la Cilicie, et, dès la fin octobre ils sont devant Antioche, que les Turcs ont pris à Byzance en 1085. Le reste de l’armée, menée par Tancrède et Baudouin de Boulogne, passe elle par la Cilicie.
Le 10 novembre 1097 Bohémond s’empare de la forteresse de Harim.
Le 12 novembre 1097 Baudoin rejoint l’armée de Godefroy de Bouillon.
Le 15 novembre 1097 Baudoin quitte l’armée Croisée en direction de l’Arménie.
Le 31 décembre 1097 Victoire de Robert de Flandre contre les Turcs à Al-Bara.
Le 09 février Victoire de Bohémond contre les Turcs. Prise de Laodicée par des corsaires anglais pour le compte des Byzantins.
Le 10 mars 1098 Prise d’Édesse par Baudouin de Boulogne.
Le 19 mars 1098 Construction du fort « Château-Raymond » pour assiéger Antioche.
Le 05 avril 1098 Prise d’une citadelle au sud d’Antioche par Tancrède.
Le 04-26 mai 1098 Échecs des tentatives de reprise d’Édesse aux Croisés par les Turcs de Kurbuqa.
Le 29 mai 1098 Les barons assiégeant Antioche se rangent sous les ordres de Bohémond.
La ville est gouvernée par un émir seldjoukide, vassal de l’émir d’Alep. Le siège est long, difficile, les problèmes s’accumulent, les Turcs résistent, le ravitaillement se fait rare, il manque des machines de siège, pour couronner le tout il y a des désertions, et la rivalités entre barons bat son plein ... Il faut la complicité d’un chrétien converti à l’islam, un Arménien, pour pouvoir pénétrer dans la ville, Bohémond met le pied dans Antioche le 2 juin 1098, beaucoup de Turcs sont massacrés mais certains se sont retranchés dans la citadelle.
Le 03 juin 1098 Antioche tombe aux mains des Francs qui sont aussitôt assiégés par les renforts turcs, arrivés un peu tardivement.
Le 04 juin 1098 Victoire turque contre les Croisés près d’Antioche.
Le 07 juin 1098 Les Croisés sont assiégés dans Antioche par les armées turques de Kurbuqa.
Le 10 Juin 1098 Robert de Flandre abandonne la forteresse de la Mahomerie aux Turcs.
Le 13 Juin 1098 Bohémond abandonne la forteresse de Malregard aux Turcs. La situation devient catastrophique : famine, maladies, dans ces conditions la libération du Saint Sépulcre ne semble plus être qu’un lointain souvenir !! C’est alors qu’opportunément est découverte la Sainte Lance dans la cathédrale d’Antioche : le moral remonte, les croisés font une sortie et profitent à leur tour des dissensions au sein du commandement Turc.
Le 28 juin 1098, la victoire Franque est définitive à Antioche. Le grand vainqueur est le Normand Bohémond de Tarente, qui revendique et obtient le gouvernement de la ville malgré l’opposition de Raymond de St-Gilles et surtout des Byzantins qui comptaient, comme promis, récupérer la cité. Rien ne va plus entre l’empereur et les barons Francs. Les Croisés, après un voyage long et éprouvant, désirent prendre plusieurs mois de repos avant de reprendre la route vers Jérusalem, en fin d'année. Les Francs sont divisés sur la stratégie à adopter. Certains pensent qu’il faut prendre successivement toute les villes côtières puis Jérusalem. Tancrède préfère opter pour la prise de la ville sainte et de mener la conquête des terres à partir de ce symbole .
Les croisés à Jérusalem
es croisés en guenilles et décimés à 90% arrivent en vue de Jérusalem. Mais cette armée réduite garde la foi dans une victoire grâce à Dieu !
Le 03 juillet 1098 Échec du conseil des barons sur la question du contrôle d’Antioche.
Le 26 août 1098 Les Fatimides s’emparent de Jérusalem.
Le 08 novembre 1098 Désaccord entre Bohémond et Raymond de Saint-Gilles sur le contrôle d’Antioche.
Le 12 décembre Prise de Ma’arrat par les Croisés.
Le 10 décembre 1098 Révoltes anti-Francs violemment réprimées par Baudouin en Arménie.
Le 13 janvier 1099 Départ des armées du comte de Toulouse de Ma’arrat en direction de Jérusalem.
Le 23 janvier 1099 Prise de la forteresse de Kalaatel-Hosu (Kral) par les Croisés.
Le 17 février 1099 Prise de Tortose par des vassaux du comte de Toulouse.
Le 01 mars 1099 Bohémond délivre Guynemer de Boulogne capturé à Laodicée.
Le 14 mars 1099 Godefroy de Bouillon et Robert de Flandre rejoignent Raymond de Saint-Gilles assiégeant Arqa.
Le 10 avril 1099 Premier 'conseil des barons' sur la conduite des opérations vers Jérusalem.
Le 13 mai 1099 Raymond de Saint-Gilles lève le siège d’Arqua.
Le 06 juin 1099 Les armées croisées s’emparent de Bethléem.
Le 07 juin 1099 Les armées croisées arrivent devant Jérusalem, 20 000 Chrétiens en guenilles campent au pied des remparts.
Le 08 juillet 1099 Procession des Croisés autour de Jérusalem.
Le 14 juillet 1099 Échec du premier assaut contre Jérusalem.
Le 15 juillet 1099 Prise de Jérusalem par les croisés qui vont se livrer au pillage et au massacre de la population.
Le 17 juillet 1099 Conseil de barons pour organiser l’élection d’un patriarche ou d’un roi.
Le 22 juillet 1099 Godefroy de Bouillon est élu avoué de Jérusalem.
Le 01 août 1099 Arnould Malcorne est élu patriarche de Jérusalem.
Le 04 août 1099 Débarquement des Fatimides à Ascalon.
Le 12 août 1099 Victoire des armées croisées à Ascalon contre les armées égyptiennes.
Le 21 décembre 1099 Pèlerinage de Bohémond et Baudoin à Jérusalem.
Le 26 décembre 1099 Arnould Malcorne, patriarche de Jérusalem est déposé.
Le 31 décembre 1099 Daimbert est élu patriarche de Jérusalem.
Le 28 avril 1100 Bulle du pape Pascal II appelant à la poursuite de la Croisade.
Le 10 Mai 1100 Campagne de Godefroy de Bouillon et Tancrède à l’est de Tibériade.
Le 10 juin 1100 Arrivée de la flotte Vénitienne à Jaffa.
Décès de Godefroid
odefroy de Bouillon décède en revenant d'une expédition contre le sultan de Damas, les causes de sa mort sont incertaines : le chroniqueur Albert d'Aix veut qu'il ait été empoisonné après avoir mangé une pomme de cèdre que lui a offerte l'émir de Césarée au cours d'un repas. Le chroniqueur arabe Ibn al-Qalanisi évoque une flèche empoisonnée musulmane. Il se peut également qu'il meurt de fièvres, mal fréquent dans cette région touchée par des épidémies de peste.
Baudouin est couronné roi
pprenant la nouvelle, son frère cadet Baudouin abandonne Édesse et rentre à Jérusalem, il s'y fera couronner roi de Jérusalem le 25 décembre en la Basilique de la Nativité de Bethléem.
Le 15 août 1100 Bohémond de Tarente est fait prisonnier par les Turcs seldoukjides.
Le 20 août 1100 Tancrède s’empare de Caïffa (Haïfa).
Le 11 Septembre 1100 Départ d’une armée lombarde pour la Croisade.
Le 10-12 novembre 1100 Arrivée de Baudouin de Boulogne à Jérusalem.
Le 15 Novembre-décembre 1100 Campagne de Baudouin au-delà de la mer Morte.
Le 25 décembre 1100 Baudouin de Boulogne est couronné roi. Baudouin de Boulogne né en 1065, est le troisième fils d'Eustache II, comte de Boulogne, et d'Ide de Lorraine. Il participe à la première Croisade de 1096, à la suite de laquelle il devient comte d'Édesse de 1098 à 1100, puis premier roi de Jérusalem sous le nom de Baudouin Ier de 1100 à sa mort le 2 avril 1118.
Le 10 Février 1101 Départ de Guillaume II comte de Nevers pour la Croisade.
Le 10 Mars 1101 Départ de Guillaume II d’Aquitaine pour la Croisade.
Le 05 Avril 1101 Prise d’Arsûf par les armées croisées.
Le 17 mai 1101 Prise de Césarée.
Le 10 Juin 1101 Arrivée de Guillaume II d’Aquitaine à Constantinople.
Le 23 juin 1101 Prise d’Ankara par les armées croisées.
Le 01 Août 1101 Défaite de Guillaume de Nevers à Eregli.
Le 05 août 1101 Défaite des armées croisées à Amasia.
Le 05 septembre 1101 Défaite de Guillaume d’Aquitaine à Eregli.
Le 07 septembre 1101 Victoire des armées franques de Jérusalem contre les Égyptiens.
Début 1102 Baudouin 1er demande à geoffroy de créer une milice pour défendre tous les états latins.
Le 10 Février 1102 Prise de Tortose par Raymond de Saint-Gilles avec l’aide des Vénitiens. Prise de Loadicée par les Normands aux Byzantins.
Le 17 mai 1102 Défaite de Baudouin face aux armées égyptiennes près de de Ramlah.
Le 18 mai 1102 Mort d’Étienne de Blois lors de la prise de Ramlah par les Égyptiens.
Le 27 mai 1102 Victoire de Baudouin à Jaffa.
Le 10 Février 1104 Baudoin, roi de Jérusalem invite les Vénitiens en Terre sainte.
Le 28 avril 1104 Raymond de Saint-Gilles s’empare de Giblet avec l’aide des Génois.
Le 26 mai 1104 Prise de la ville d’Âcre par Baudouin avec l’aide des Génois.
Le 07 mai 1104 Défaite et capture de Baudouin de Boulogne et Baudouin du Bourcq qui sont fait prisonniers par les Turcs à Harran.
Le 28 février 1105 Mort du comte de Toulouse devant Tripoli.
Le 20 Avril 1105 Tancrède commence à reconstituer le trésor d’Edesse. Le 20 avril, il défait Ridwan à Tizin et reprend la forteresse d’Artah.
Le 27 août 1105 Victoire des Francs contre les Égyptiens à Ramlah.
Le 14 Septembre 1106 Tancrède prend Apamée.
Le 20 Septembre 1108 Bohémond est contraint de signer le traité de Déabolis qui reconnaît la principauté d’Antioche comme vassale de l’Empire byzantin.
Le 12 juillet 1109 Prise de Tripoli par Guillaume Jourdain par les Croisés.
Le 20 décembre 1109 Prise de Beyrouth par les Croisés.
Le 19 octobre 1110 Sidon est assiégée par les Croisés aidé par les flottes Norvégienne et Vénitienne.
Le 04 décembre 1110 Prise de Sidon par les armées Croisées.
Le 06 mars 1111 Bohémond meurt en Apulée .
Le 12 décembre 1112 Tancrède meurt après avoir confié la régence à Roger de Salerne. Ce dernier promet alors, selon le souhait de Tancrède, de rendre la principauté au fils de Bohémond, dès sa majorité. Par ailleurs, il doit aussi marier sa veuve Constance au comte Pons de Tripoli afin de consolider l’alliance des deux états.
Le 15 février 1113 Fondation de l’ordre des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem par Gérard Tenque.
Le 20 mars 1115 Défaite de l’atabeg de Mossoul face à Roger d’Antioche à Tell Danîth.
En 1116 La milice des pauvres chevaliers du Christ est opérationnelle dans tous les états latins, Geoffroy de Saint-Omer à rempli sa mission auprès de Baudouin 1er.
Le 02 Avril 1118 décès de Baudouin 1er.
Le 10 avril 1118 La milice des pauvres chevaliers du Christ prend le nom d’Ordre du Temple à Jérusalem par 2 chevaliers Français amis du Roi Baudouin de Boulogne ( Geoffroy de Saint-Omer et
Hugues de Payns ).
Le 28 juin 1119 Défaite et destruction de l’armée d’Antioche face aux Turcomans lors de la bataille de l' "Ager Sanguinis".
Le 30 mai 1123 Victoire navale Vénitienne contre les Égyptiens à Ascalon.
Le 07 juillet 1124 Prise de Tyr par les Croisés.
Le 14 janvier 2218 Concile de Troyes sur la création de l’ordre des Chevaliers du Temple.
Le 08 aout 1137 Reddition de Mont-Ferrand face à Zengi, atabeg de Mossoul.
Le 31 décembre 1144 Les troupes de l’émir de Mossoul s’emparent d’Édesse.
Le 01 décembre 1145 Bulle « Quantum Predecessores » d’Eugène III appelant à la Seconde Croisade.