Les Johannites
'église Johannite fut créée en 1830 pendant l'âge d'or du Templarisme par Fabré-Palaprat un infatigable cherchant et un génial faussaire dont il écrivit seul l'ouvrage fondateur à savoir, le Lévitikon.
Retour en arrière : Fabré-Palaprat promoteur de la charte Larménius
En 1794, Christian Carl Heinrich Münter ( Evêque et recteur de l'Université de Copenhague ) aurait découvert dans la bibliothèque du prince CORSINI à ROME, la règle manuscrite de l'Ordre. Puis dans un meuble à double fond, on découvrit la charte dite de Jean—Marc larmenius, meuble que détenait un Anglais, cette charte portait la signature des grands Maîtres qui se succédèrent jusqu'en 1804.
Elle fut soumise à beaucoup d'études, papier, encre, écriture, signatures, et deux camps apparurent : un camp de scientifiques et d'historiens affirmant qu'il s'agissait d'une supercherie grossière, et un autre camp acceptant cette charte comme véritable.
Une autre thèse du "canular" veut qu'un meuble fut acheté par Ledru aux enchères après la mort de l'ancien grand maître Louis Hercule Timoléon de Cossé-Brissac, à la suite de quoi il aurait découvert la Charte de Larmenius cachée à l'intérieur. Puis, il l'aurait montrée à Fabré-Palaprat en 1804. Cependant, cette thèse est contestée par Pierre Adet , ambassadeur de France aux États-Unis et membre de l'Ordre du Temple, qui reçut les documents auprès du régent Radix-de-Chevillon du précédent Grand Maître Louis-Hercule Timoléon personnellement, et non dans un meuble. Peter Partner pense que le document a été fabriqué par Ledru juste avant 1804. C'est dans ce contexte qu'apparut un personnage possédant une certaine érudition et qui avait de nombreux appuis ( nous dirions de nos jours, un homme de réseaux ), le docteur Fabré-Palaprat, grand Maître de l'Ordre du Temple rénové depuis le 4 Novembre 1804.
Qui était Fabré-Palaprat ?
ernard-Raymond Fabré-Palaprat naquit en 1773 ❎ dans la ville de Cordes en Albigeois. Fils d'un chirurgien, il s'orienta d'abord vers la carrière sacerdotale.
Mais , il changea d'orientation pour se tourner vers la médecine qu'il étudia à Montpellier, à Caen puis à Paris. C'est à Paris qu'il exerça la profession de docteur de 1803 à 1838.
Praticien de renom, il fut membre de l'Académie de Médecine et de beaucoup de groupements scientifiques ou philanthropiques de la capitale. Il faillit périr,
victime de son grand dévouement, pendant la peste de 1832. Le XIX ème siècle fut propice à l'émergence de nombreuses sociétés philosophiques ou religieuses en Europe. De ce bouillonnement philosophique naquit un nouvel « ordre du Temple », qui accusait d'imposture les Templiers écossais et les frères de Saint-Jean-de-Jérusalem
, faux héritiers des Templiers ( rien que cela ! ). Le 4 novembre 1804, les chevaliers réunis au sein de la loge des « chevaliers de la Croix » se constituent en Convent général et décident de l’élection à la charge de grand-maître de Bernard Raymond Fabré-Palaprat. La loge des « chevaliers de la Croix » deviendra le vivier et l’Ordre Extérieur et recevra sa patente du Grand Orient le 23 décembre 1805.
L’Ordre intérieur se développera sur la souche templière. L’Ordre est complètement structuré en 1806, ses statuts sont rédigés en latin, et il se dote d’une structure en trois classes : une Maison d’Initiation, une Maison de Postulance et des Convents. La Maison d’initiation, connue sous le nom d’Ordre d’Orient, regroupe en gros les membres revêtus des quatre premiers grades de la maçonnerie écossaise. La Maison de Postulance regroupe les membres susceptibles de postuler à la dignité templière. Les Convents regroupent les Écuyers et les Chevaliers ou Lévites, c’est l’Ordre Intérieur.
Une imagination débordante
e 18 Mars 1808, l’Ordre sort de l’ombre et organise un service à la mémoire de Jacques de Molay
. Entouré de ses dignitaires et chevaliers, tous vétus de manteaux blancs, il présida dans l'église Saint-Paul Saint-Antoine une cérémonie anniversaire du supplice de son
illustre « prédécesseur » le Grand-Maître Jacques de Molay, brûlé vif le 11 Mars 1314. La nef de l'église était tendue de noir et semée de croix templières. Napoléon favorisa ce mouvement antiromain, et il autorisa les grenadiers de sa garde à faire la haie d'honneur sur le passage de ce pompeux cortège. C'est ainsi que le bon peuple de PARIS apprit que par le bon vouloir de l'empereur Napoléon Bonaparte l'Ordre du Temple était ressuscité. Il convient de noter toutefois que ce type de manifestation publique ne se renouvela point. En février 1812, Bernard-Raymond Fabré-Palaprat franchit encore un pas supplémentaire dans sa dérive en publiant un décret affirmant que le Grand-maître, en sa qualité de Souverain Pontife et Patriarche de l’Ordre, a le pouvoir de conférer l’onction de la Chevalerie.
Cette nouvelle étape, très difficile à digérer, entraînera un schisme au sein de cette nouvelle chevalerie du temple rénové. Qu'à cela ne tienne, notre homme n'est pas du genre à renoncer facilement, et, pendant deux décennies il travaillera comme un forcené à son obsession. En 1830 Bernard-Raymond Fabré-Palaprat dévoile secrétement à ses compères chevaliers d’abord, puis publiquement ensuite, la source de son pouvoir universel, à savoir le fameux 'Lévitikon' (« Dieu est tout ce qui existe, chaque partie de ce qui existe est une partie de Dieu, mais n’est pas Dieu. Immuable dans son essence, Dieu est muable dans ses parties, qui, après avoir existé sous les lois de certaines combinaisons plus ou moins compliquées, revivent sous des lois de combinaisons nouvelles. Tout est incréé ») .
C'est clair ?
Non ? Ce n'est pas grave, continuons.
Créateur des "Johannites"
endant les années 1812 à 1830 notre médecin ne s'était pas borné à organiser quelques messes, il avait exhumé de vieux textes apocryphes grecs et les avait interprété à sa façon. Dans son nouveau culte il s'attaqua à Saint-Pierre, affirmant que le Christ lui avait préféré Jean l'Evangéliste et avait confié sa doctrine uniquement à Saint-Jean, qui l'aurait transmise à son tour aux patriarches d'Orient, lesquels l'auraient communiquée aux Templiers... ( rien que ça !!! )
La charte du 14 Aout 1830 établie par le roi Louis Philippe, ayant proclamé la liberté religieuse dans son articles 5 et le financement des représentants Chrétiens dans son article 6, Fabré-Palaprat jamais à cours d'idée surtout quand elles peuvent se révéler lucratives, en profita pour créer officiellement la religion « Johannite », une nouvelle doctrine dont il se proclama le patriarche et le souverain-pontife. Fabré-Palaprat résuma dans un ouvrage intitulé le Lévitikon les théories et pratiques du johannisme, qui confinait au panthéisme. Les prêtres ne sont pas astreints au célibat et peuvent exercer une autre profession ( ce qui correspondait très exactement à son statut, car comme chacun sait on n'est jamais si bien servi que par soi même ! ).
Ainsi, tel un cuisinier Fabré-Palaprat venait de créer un plat nouveau, en reprenant une petite partie du nouveau testament des Chrétiens à laquelle il ajoutait des interprétations toutes personnelles d'écrits apocryphes Grecs, le tout, saupoudré de quelques gros mensonges. Mais ce nouveau plat très spécial ne pouvait être servi qu'à des Chrétiens ne possédant aucune connaissance des canons testamentaires et du dogme des grandes églises Chrétiennes. Fabré-Palaprat s'était créé un outil d'exploitation de la crédulité de certains chrétiens, très peu renseignés sur leur religion, et très peu regardant sur l'aspect factuel et sur la cohérence de cette nouvelle doctrine.
Ce faisant, cet individu retournait à ses premières amours : le sacerdoce. Toutes les pièces produites pour construire son édifice philosophique étaient fausses. Néanmoins il faut bien reconnaitre son indéniable talent dans la façon qu'il eut de rassembler autour de lui de nombreux adeptes ( même s'ils étaient peu regardant quant à la nature de cette nouvelle religion ). Son église prit un essor relatif, surtout parmi la noblesse et les notables du nouvel empire.
Voilà en substance ce qu'il racontait à ses auditoires :
" Je suis Pape, mais vous me direz que le pape est à Rome, là je vous arréte, sachez que le pape qui siège à Rome n’est pape que selon l’ordre de saint Pierre, et que moi, je suis pape selon l’Ordre de Saint-Jean. Que Saint Pierre n’a pas reçu la haute initiation, voilà pourquoi les papes qui descendent de lui n’ont enseigné que l’erreur. Saint Jean seul a été initié par Jésus, son maître, qui lui-même avait été initié par les sophes d’Égypte. Or, je suis le successeur direct et légitime de Saint Jean, c’est donc dans mes mains que se trouve le flambeau de la vérité qui doit éclairer le genre humain. Il m’a été révélé par calcul cabalistique que le moment était arrivé de faire briller le flambeau !!!!! "
Peu de temps après l'Eternel mit sur le chemin de Fabré-Palaprat un dénommé Ferdinand-François Chatel.
En 1830 Ferdinand-François Chatel vicaire puis curé de campagne, est frappé d’interdit par l'église et, le 25 novembre de la même année, rompt définitivement avec Rome au travers d’une publication parue dans le Courrier français. Immédiatement il ouvre une chapelle à Paris et fonde l’Église Catholique française. Cette dernière admet la divinité de Jésus-Christ, la présence réelle, les sept sacrements, l’invocation de la Sainte Vierge et des saints, elle impose l’usage de la langue vulgaire dans l’exercice du culte et l’administration des sacrements, déclare la confession facultative, refuse les indulgences. Chatel a deux grands vicaires, deux anciens séminaristes, Auzou et Blachère. En quête d’une consécration ecclésiastique, Chatel s’adresse, vers la fin de 1830, à l’ancien évêque constitutionnel l’abbé Grégoire, qui la lui refuse.
Chatel a alors l’idée de se tourner vers notre Bernard-Raymond et son Église Johannite. Celui-ci, acquiesce immédiatement en faisant promettre au futur évêque de se convertir à la « religion Johannite », ce que Chatel s’empressa de faire et de signer de son sang son engagement nouveau ! En récompense il se voit gratifié du titre de « Primat coadjuteur des Gaules ».
En juin 1831, Chatel est consacré dans le cabinet de Fabré-Palaprat, selon le rite Johannite. Je vous fais grâce des épisodes ubuesques qui caractérisèrent la relation Palaprat-Chatel.
Chatel finira par être trahi par ses troupes : en 1832 par Auzou qui finira comme il avait commencé, ainsi que le rapporte la rubrique des faits divers de l’époque : « M. Auzou, ancien prêtre Catholique, ancien vicaire de l’Église française, vient d’être condamné par la Cour d’assises de Saône-et-Loire, pour un détournement de 1 600 francs, avec des circonstances atténuantes, à cinq ans de détention et dix ans de surveillance de haute police. »
Chatel continuera la carrière qu’on lui connaît en ayant comme devise : « Fais ce que veux et advienne que pourra ! »
Quant aux Templiers johannites, il continuèrent à célébrer leur culte dans un local de la Cour des Miracles, et les chevaliers y disaient des messes selon le rite Johannique pour la plus grande édification des frères. On y remarqua la présence de Jean-Marie Ragon, éminent maçon qui avait publié en 1821 la traduction du Crata Repoa, officiant alors sous le nom de Jean-Marie de Venise, vicaire primatial de l’Église de France.
L'assemblage du johanitisme et du templarisme déplut à de nombreux chevaliers qui donnèrent collectivement leur démission le 8 mars 1833 en arguant que dans la régle primitive de saint Bernard les templiers n'avaient pas de religion particulière mais qu'ils étaient seulement Catholiques.
Le 18 février 1838, Bernard-Raymond Fabré-Palaprat usé physiquement et moralement par ses propres intrigues et luttes de pouvoir meurt, après avoir remis à l’amiral Sidney Smith la régence de l’Ordre.
Le 20 juin 1867, dans sa quatre-vingtième séance, le Magistère rédigea le décret conférant au roi Georges de Hanovre la Grande-Maîtrise à qui furent remises toutes les archives de l’Ordre qui jamais ne lui parvinrent. C’est ainsi que les documents du fonds Fabré-Palaprat sont conservés à la Bibliothèque Nationale où ils ont été déposés en 1871.
Pendant tout son magistère le grand Maître Bernard-Raymond Fabré-Palaprat fit preuve d'une activité peu commune, fort de ses relations privilégiées avec le régime impérial français et en particulier avec l'archi chancelier CAMBACERES duc de PARME.
Fabré-Palaprat un malade ?
'est dans le Dictionnaire des Sciences Médicales, édité par Panckoucke, que Pinel et Bricheteau ont examiné le cas Fabré-Palaprat sous le titre « Spasme avec lésion des facultés intellectuelles ».
Leurs conclusions, faites en 1828, donc du vivant de Fabré-Palaprat, sont sans appel : Fabré-Palaprat était paranoïaque.
Solution un peu brutale, car si l'intervention de ce médecin dans les affaires des apôtres nous paraît certes très extravagante aujourd'hui, à cette époque une foule de lettrés se mêlaient
alors, sans la moindre compétence, d'exégèse et de liturgie. On ne mettait plus en cause, comme à la fin du siècle précédent, l'existence du Christ, seulement chacun interprétait à sa manière la religion Chrétienne. Les vaniteux comme Fabré-Palaprat fondaient des églises afin de détenir une crosse et tutoyer les vrais evêques.
Epilogue
ujourd'hui tous les historiens et les scientifiques s'accordent pour affirmer que cette charte "Larménius" est un faux. De nos jours la religion "Johannite" créée par Fabré-Palaprat est oubliée ! Seules quelque obédiences maçonniques et ordre templiers occultistes font encore quelque peu référence à cette religion née de l'imagination fertile d'un lettré du XIX ème siècle. Néanmoins, il faut bien reconnaitre que Fabré-Palaprat, personnage hors du commun, déploya une énergie considérable pour que son projet sacerdotal prenne corps, et, en cela il fut remarquable.
Eliphas Lévi
'est sur le terreau Templariste devenu très à la mode au XIX ème siècle, que Alphonse-Louis Constant, un ecclésiastique défroqué devenu Franc-maçon, se fit connaitre, d'abord dans les milieux ésotériques délirants, puis dans ceux plus sombres de l'occultisme et la magie noire, sous le nom d'Éliphas Lévi Zahed.
Le Baphomet
amais avant 1854 une image n'avait été produite pour matérialiser le Baphomet que les Templiers furent accusés à tort d'avoir adoré. C'est Alphonse-Louis Constant ( Éliphas Lévi Zahed ) dans son ouvrage 'Dogme et rituel de la haute magie' qui le premier dessina un portrait de cette idole chimèrique.
Alphonse-Louis Constant
râce à l'abbé Hubault, qui avait organisé dans sa paroisse un collège dispensant gratuitement les bases de l'instruction aux enfants pauvres, il fait ses premières études, puis entre en 1825 au petit séminaire Saint-Nicolas du Chardonnet, dirigé alors par le Frère-Colonna. Notons que ce personnage fut un contemporain de Fabré-Palaprat et que comme ce dernier il vécut à l'époque bénie du Templarisme, et que d'une certaine façon, il fut victime de son époque ou tous les excès étaient permis !
En 1830, ayant terminé sa rhétorique, il intègre le séminaire d'Issy pour deux années de philosophie. Après Issy, c'est au séminaire de Saint-Sulpice qu'il fait sa théologie. Alphonse-Louis Constant y est ordonné sous-diacre. En 1835, alors qu'il a la charge de l'un des catéchismes de jeunes filles de Saint-Sulpice, la jeune Adèle Allenbach lui est confiée par sa mère, avec mission de « la protéger tout spécialement et de l'instruire à part, comme si elle était la fille d'un prince ». Le jeune abbé tombe éperdument amoureux de sa protégée, en qui il croit voir la Sainte Vierge apparue sous une forme charnelle. Ordonné diacre le 19 décembre 1835, il quitte finalement le séminaire en juin 1836, mais entre-temps la jeune fille pour laquelle il avait tout quitté le délaissa.
Sa mère infirme, qui avait mis toutes ses espérances en lui, se suicide quelques semaines plus tard. Il passe une année dans un pensionnat près de Paris, puis accompagne un ami comédien ambulant nommé Bailleul dans une tournée en province. En 1838, il se lie d’amitié avec la socialiste Flora Tristan ( qui sera la grand-mère du peintre Paul Gauguin ), et collabore avec Alphonse Esquiros, rencontré au petit séminaire, à la revue, Les Belles Femmes de Paris. Alphonse-Louis Constant fait un jour la connaissance d'Honoré de Balzac, alors en pleine gloire, chez Mme de Girardin. Espérant encore à accéder à la prêtrise, il part pour l’abbaye de Solesmes, bien résolu à y passer le reste de ses jours. L'abbaye possédant une bibliothèque d'environ 20 000 volumes, il y étudie la doctrine des anciens gnostiques, celle des pères de l'Église primitive, les livres de Cassien et d'autres ascètes, les pieux écrits des mystiques, et spécialement les livres de Mme Guyon.
Au début de sa carrière
endant son séjour à Solesmes, il fait paraître son premier ouvrage : le Rosier de Mai (1839). À cause d'une mésentente avec l'abbé de Solesmes, Alphonse-Louis Constant quitte finalement l'abbaye au bout d'un an, sans le sou. En intercédant auprès de l'archevêque de Paris, Mgr Affre, il finit par obtenir un poste de surveillant au collège de Juilly. Ses supérieurs le maltraitent, et dans son écœurement il compose, au grand scandale du clergé et des bien-pensants, la Bible de la liberté (1841). L'ouvrage paru le 13 février est saisi à Versailles une heure après sa mise en vente. Un grand nombre d'exemplaires ont tout de même été sauvés, et Constant est arrêté dans les premiers jours du mois d'avril, il sera condamné à 8 mois de prison et 300 francs d'amende. À la prison de Sainte-Pélagie, il retrouve son ami Esquiros et l'abbé de Lamennais. Tous les moyens furent apparemment employés pour le faire mourir de misère. On l'accusa d'être un indicateur de police. Il se réfugie alors dans l'étude, lisant pour la première fois les écrits de Swedenborg.
À sa sortie en avril 1842, Constant obtient, grâce à l'aumônier de Sainte-Pélagie, une commande de peintures murales pour l'église de Choisy-le-Roi où il habite au presbytère et commence, en 1843, l'écriture de la Mère de Dieu. Sa conduite étant exemplaire, Mgr Affre le recommande à Mgr Olivier, évêque d'Evreux, qui est prêt à l'accueillir à condition qu'il change son nom pour celui de sa mère, afin d'éviter tout scandale en rapport avec l'affaire de la Bible de la liberté. Devenu l'abbé Beaucourt, il part à Évreux en février 1843. Le 22 juillet 1843 parait dans l'Écho de la Normandie un article dans lequel est dévoilée la véritable identité de l'abbé Beaucourt, son procès et sa condamnation, il doit quitter le séminaire. L'évêque d'Évreux continue à pourvoir à sa subsistance et à l'aider par la commande d'une peinture murale pour un couvent. En 1843, Constant intégre une société secrète à Lausanne, l'Ordre hermétique de la Rose-Croix universelle, sous le nom d'Éliphas Lévi. Mgr Olivier est finalement très affligé par la sortie de la Mère de Dieu en 1844, et fin février 1844 Constant doit retourner à Paris en abandonnant sa peinture inachevée. Il revoit son amie Flora Tristan, qui meurt peu de temps après, il hésite longtemps avant de publier le manuscrit intégral de Flora Tristan, pensant qu'on le tiendrait pour responsable. Il abandonne finalement le projet et édite le premier manuscrit sous le titre : l'Émancipation de la femme ou le Testament de la paria. En 1844, Mme Legrand lui demande de venir à Guitrancourt afin d'achever l'éducation de ses enfants. Il y demeure un an puis retourne à Paris et fait paraître son manifeste pacifique : la Fête-Dieu ou le Triomphe de la paix religieuse (1845). Les idées utopistes et humanitaires du temps l’absorbent alors totalement. Deux mouvements surtout suscitent en lui de profondes et longues méditations : le saint-simonisme et le fouriérisme.
Orientation vers l'occultisme
'est dans le Livre des larmes paru en 1845, qu'il développe sa propre vision de l'ésotérisme, il compose aussi des chansons et illustre deux ouvrages d'Alexandre Dumas : Louis XIV et son siècle et le Comte de Monte-Cristo. Adèle Allenbach, devenue actrice, vient le voir souvent, elle conservera toujours la même admiration pour son « petit-père » dont elle accompagnera le cercueil jusqu'à sa dernière demeure.
Alphonse-Louis Constant ( Éliphas Lévi Zahed ) habite quelque temps à Chantilly, puis revient à Paris, au 10 de la rue Saint-Lazare. Il devient l'ami de Charles Fauvety et les deux hommes fondent en 1845 la revue mensuelle la Vérité sur toutes choses, qui ne parait que pendant quatre mois.
Depuis son retour d'Évreux, il se rend fréquemment à Choisy-le-Roi où il avait rencontré en 1843 Mlle Eugénie Chenevier, sous-maîtresse à l'Institution Chandeau. Parmi les pensionnaires de l'Institution, Eugénie s'était liée d'amitié à la jeune Marie-Noémi Cadiot. Lorsque les deux jeunes filles sortent le dimanche, Constant les accompagne et ils passent tous trois de bons moments. Eugénie Chenevier et Alphonse-Louis Constant auront un fils, Xavier Henri Alphonse Chenevier, qui naîtra le 29 septembre 1846. Marie-Noémi Cadiot tombe elle aussi amoureuse d'Alphonse-Louis, elle s'échappe un beau jour de chez ses parents pour aller se réfugier dans la mansarde de celui-ci. Son père exige alors le mariage, sous la menace d'une accusation de détournement de mineure, car la jeune fille n'a alors que 18 ans. Constant doit se résigner.
La cérémonie civile a lieu à la mairie du X ème arrondissement de Paris, le 13 juillet 1846. La famille Cadiot n'a pas voulu doter Noémi et les deux époux n'ont pas un sous. Depuis l'affaire de la Bible de la liberté (1841), aucun éditeur ne veut publier Constant. À l'instigation de Noémi, il se lance dans la politique, et collabore notamment à La Démocratie pacifique, ou il écrit un pamphlet virulent : la Voix de la famine. Le 3 février 1847, on le condamne encore à un an de prison et 1 000 francs d'amende. Mme Constant accouche en septembre 1847 d'une fille, Marie. La petite Marie mourra en 1854 à l'âge de sept ans, au grand désespoir de Constant qui l'adorait.
La révolution de février 1848 accordant un peu plus de liberté, il dirige une revue populaire : le Tribun du peuple, qui n'eut que quatre numéros. Il fonde ensuite avec ses amis Esquiros et Le Gallois un club politique : le Club de la montagne, composé de travailleurs. En juin 1848 c'est l'insurrection des classes laborieuses.
Le 23 juin 1848 on fusille, croyant le reconnaitre, un marchand de vin qui lui ressemblait. Le 24 juin, Mgr Affre, voulant apaiser les insurgés, reçoit une balle perdue et meurt trois jours plus tard. Constant désire représenter le peuple à l'Assemblée nationale, mais sa tentative échoue, son ami Esquiros est en revanche élu le 13 mai 1849 et les deux hommes ne se fréquenteront plus. le Testament de la liberté (1848), qui résume ses idées politiques, sera son dernier ouvrage du genre. À cette époque, madame Constant, qui a déjà publié dans la revue de son mari et fréquenté le Club des femmes de Mme Niboyet, se lance dans le monde parisien. Elle écrit dans le Tintamarre et le Moniteur du soir des feuilletons littéraires sous le pseudonyme de Claude Vignon ( tiré d'un roman de Balzac ). C'est une période de relative aisance pour le couple. Noémi prend des leçons du célèbre sculpteur James Pradier, et grâce à cette haute relation, Alphonse-Louis Constant obtient deux commandes de tableaux du ministère de l'Intérieur. Parallèlement, il lit la Kabbala Denudata de Knorr de Rosenroth, étudie les écrits de Jacob Boehme, Louis-Claude de Saint-Martin, Emanuel Swedenborg, Antoine Fabre d'Olivet, Chaho, et Görres.
Fin 1850, il rencontre l’abbé Jacques Paul Migne, fondateur et directeur de la librairie ecclésiastique de Montrouge, qui lui commande pour sa collection un Dictionnaire de la littérature chrétienne. Paru en 1851, l'ouvrage étonne par la science qu'il renferme. A la même époque Constant rencontre le savant polonais Hoëné-Wronski, dont l’œuvre fait sur lui une impression durable et l’oriente vers la pensée mathématique et le messianisme napoléonien.
Après cette rencontre, il se lance dans la rédaction du "Dogme et rituel de la haute magie". Il adopte définitivement le nom d'Éliphas Lévi Zahed ( traduction en hébreu de Alphonse-Louis Constant ) .
Mme Constant, maitresse du marquis de Montferrier ( beau-frère de Josef Hoëné-Wronski ), s'enfuit un jour à Lausanne pour ne plus revenir. Profondément affecté, il se remet au travail pour tenter d'oublier.
Mlle Eugénie Chenevier vit alors à Londres, où elle gagne péniblement de quoi élever son enfant. Constant lui écrit pour lui demander son pardon et l'obtient.
Immersion dans l'occultisme
a publication de l'Histoire de la magie en 1859 lui rapporte 1 000 francs, Éliphas Lévi Zahed consacre cet argent pour attirer à lui la plupart des ésotérisants français ( notamment Henri Delaage, Luc Desages, Paul Auguez, Jean-Marie Ragon, Henri Favre, et le docteur Fernand Rozier, que l'on retrouvera plus tard aux côtés de Papus ). Sollicité par ses amis Fauvety et Caubet, Éliphas Lévi Zahed se fait recevoir maçon le 14 mars 1861 dans la loge la Rose du parfait silence, dont Caubet était le Vénérable. Il voyagera beaucoup en Angleterre en Italie en Suisse et en 1861, il publie la Clef des grands mystères, dernier volet de la trilogie commencée avec Histoire de la magie et Dogme et rituel de la haute magie.
En juillet 1861, le baron italien Spedalieri qui avait acheté chez un libraire de Marseille le Dogme et rituel de la haute magie
, décide de prendre contact avec l'auteur. S'ensuit une correspondance de plus de 1 000 lettres, Spedalieri sera l'un des plus importants mécènes d'Éliphas Lévi Zahed.
En décembre 1871, Éliphas Lévi Zahed termine un autre manuscrit : le Grimoire franco-latomorum, consacré à l'explication des rites de la Franc-maçonnerie. À cause de sa maladie de cœur il est sujet à des évanouissements au cours desquels il dit avoir des visions extatiques. Pendant l'année 1873, il achève le manuscrit de l'Évangile de la science.
En novembre 1873, Judith Mendès, fille de Théophile Gautier, a besoin pour un de ses romans orientaux, de renseignements sur la Kabbale chaldéenne. La renommée la conduit tout droit chez Éliphas Lévi Zahed, qui invité un jour chez son père, prédit à la jeune femme ses futurs succès en lisant dans sa main. Son mari Catulle Mendès présente Éliphas Lévi Zahed à l'écrivain Victor Hugo. En 1874 une bronchite assez grave, des étouffements, une fièvre persistante ne lui laissent presque aucun repos. Ses jambes enflent peu à peu et une sorte d'éléphantiasis se déclare bientôt. En janvier 1875, il achève son dernier manuscrit : le Catéchisme de la paix.
Pour clôre le portrait d'Éliphas Lévi Zahed, signalons qu'aux derniers instants de sa vie, Alphonse-Louis Constant, dit Éliphas Lévi Zahed confessa, puis renia tous ses mensonges passés, et souhaita retourner dans le giron de l'église Catholique. Le 31 mai 1875, il s'éteint au 155 rue de Sèvres, à 65 ans. On l’inhume au cimetière d'Ivry, une simple croix de bois marquant l'emplacement de sa tombe. En 1881, son corps sera exhumé et ses restes placés dans la fosse commune.
Le Baphomet
e Baphomet, une image apparue dans l'ouvrage intitulé 'Dogme et rituel de la haute magie' d'Eliphas Levi, c'est sur le terreau Templariste devenu très à la mode après la révolution française, qu'Eliphas Levi se spécialisa dans une de ses branches : l'occultisme, et, c'est en 1854 que la première représentation imagée du Baphomet apparut dans l'ouvrage 'Dogme et rituel de la haute magie'.
La religion après la révolution
oute la période révolutionnaire qui va de la revolution en 1789 jusqu'au second consulat, verra la religion Catholique méthodiquement combattue par les représentants du peuple. Il ne faisait plus bon être Catholique, et ceux qui continuaient à vivre leur foi même dans le secret le faisaient au péril de leur vie. Puis avec l'avénement de Napoléon Bonaparte en 1804, le cahos révolutionnaire prit fin, et, en matière de religion la liberté de culte fut rétablie. Contrairement à la période précédente ou la religion était combattue vigoureusement, la religion redevenait à la mode, mais au sein de la bourgeoisie les adaptations étaient multiples et variées. C'est ainsi que naquit le Templarisme puis plus tard l'Occultisme, et si le peuple était resté fidèle à la religion de l'ancien régime, les bourgeois se créaient de multiples variantes religieuses ou l'imagination débridée de certains énergumènes produisait de véritables dérives ésotériques délirantes. Les années terribles de la révolution laissaient place aux excés les plus douteux, en matière de mode vestimentaire, d'alimentation, d'amusements, et aussi en matière de croyances.
Image apparue en 1854
vant la première croisade de 1096 il y eut une multitude de pélerinages encadrés par des hommes armés entre l'an 650 et l'an 1073, il y eut donc des échanges entre Chrétiens Européens, Juifs et Musulmans. Durant cette période tous les pélerins connaissaient donc l'existence de Mahomet. Baphomet c'est la déformation du nom de Mahomet par les habitants du Sud de la France, il désignait donc au Moyen âge un faux dieu, un démon, une idole monstrueuse qu'on accusa plus tard les Templiers d'avoir adorée.
Il convient enfin de savoir que l'Islam interdit toute représentation de Dieu et de son prophéte Mahomet ! et ce hier comme aujourd'hui !
Dans l'enquête ordonnée contre l'ordre du Temple, deux des six témoins entendus à Carcassonne, Gaucerand de Montpezat et Raymond Rubei, parlent d'une idole en bois, ubi erat depicta figura Baphometi.
Un autre témoin interrogé à Florence déclare qu'on lui a montré l'idole ecce deus vester et vester Mahumet ....
Lors du procès des Templiers personne ne put produire de preuve concernant ce Baphomet ( statue ou image ) cette accusation comme les autres reposait sur deux ou trois déclarations d'individus connus pour leur vénalité. Ces quelques dépositions du XIV ème siècle, sujettes à caution, seront le point de départ de la littérature templariste du XIX ème siècle. En 1782 Frédéric Nicolai relancera la mode du Baphomet , en diffusant des explications concernant cette "pseudo idole" soit-disant adorée par les Templiers. Cette création chimérique ainsi que beaucoup d'autres serviront de colonne vertébrale à l'occultisme débridé du XIX ème siècle !
On a cru à tort que ce mot désignait une idole d'une forme particulière, et non pas les idoles païennes et les figures diaboliques en général. Baphomet était un mot générique pour désigner les faux dieux, de même que le mot Sarrasins signifiait les païens. On s'explique par là les contradictions des témoins du procès des Templiers quand ils décrivent l'idole adorée, selon eux, par les chevaliers.
Ceux qui, comme le baron de Hammer-Purgstall, ont essayé de rattacher l'idolâtrie des Templiers au gnosticisme, ont vu dans le mot Baphomet un dérivé des deux mots grecs Baphê Mètis ou Mètou, « baptême de la Metè » : la Metè était une déesse adorée par les Gnostiques, qui réunissait les deux sexes et était douée de la puissance génératrice. Michelet incline à croire que le Baphomet des Templiers n'est que l'image de l'Esprit saint tel que l'adoraient les sectes gnostiques de l'Orient, « le Dieu qui baptise l'Esprit », celui dont il est écrit : Ipse vos baptisavit in spiritu sancto et igne ( Matthieu, 3, II ), le Paraclet enfin, qui descendit en langues de feu sur les apôtres. Cette hypothèse paraît à Michelet d'autant plus vraisemblable que la fête du Paraclet, la Pentecôte, était la plus grande solennité du Temple.
Redslob, dans 'la Zeitschrift für histor Théologie' émet une théorie compliquée et rattache le mot Baphomet aux écritures mystérieuses dont les cabalistes et les gnostiques faisaient si fréquemment usage, comme les francs-maçons de nos jours, et qu'on ne peut comprendre qu'à la condition d'en avoir la clef. Il suppose la forme Baphomety puis faisant abstraction des voyelles et changeant l'ordre des lettres, il arrive à mpth by qu'il rattache aux mots hébreux maptah b(eth) Yahvé, « clef de la maison de Yahvé ( Jéhovah ) » c'était, chercher bien loin l'explication d'un mot tout simple. Quant aux monuments dans lesquels certains historiens et romanciers ont voulu voir des figures baphométiques, ils sont fort nombreux. Au moyen âge les tailleurs de pierres sculptaient des créatures censées représenter les péchés capitaux et déviances de tous ordres vouées à l'enfer.
Après 1830 les littératures ésotèrique et occultiste devinrent très à la mode des centaines d'ouvrages plus ou moins bien rédigés apparurent dans les librairies. L'occultisme allait vivre son âge d'or pendant des décennies ! Toutes sortes de représentations cabalistiques allaient voir le jour ! Des ouvrages d'art sculptés bizarrement appartenant soi-disant aux templiers allaient apparaitre par magie sur le marché.
Le mémoire
'Mines de l'Orient - tome VI'
du baron de Hammer imprimé en 1832, contient un recueil de descriptions concernant 2 coffrets ( l'un découvert en Bourgogne et l'autre découvert en Toscane et qui dateraient tous deux du XIII ème siècle ). Les scientifiques à ce jour affirment que ces ouvrages datent du XIX ème siècle. Ce qui est remarquable dans ce livre c'est que le Baron cite les mots Baphomet et Templiers de manière à commencer à accepter l'idée que les Templiers avaient un rapport secret avec le Baphomet . La notion de Baphomet reste encore floue, car aucune image n'est appelée Baphomet , néanmoins le terme Baphométique y est employé pour caractériser l'ensemble de ces dessins !
Il faudra attendre 1854 pour voir à quoi ressemble le Baphomet et c'est Eliphas levi qui produira sa première représentation dans son ouvrage occultiste 'Dogme et rituel de la haute magie'.
Production de l'image
u cours du
procès intenté aux Templiers entre 1307 et 1314, concernant leur 'pseudo' adoration Baphométique, aucune image ou statue de ce Baphomet ne put etre produite et pour cause, les statues et images Baphomètiques sont apparues en europe après 1854 dans les sociétés secrètes initiatiques, qui se consacrent au progrès social et humain.
Ainsi pour conclure ce chapitre consacré au Baphomet , il nous aura fallu attendre ( 1854 - 1307 ) 547 années après le début du procès des Templiers pour savoir à quoi ressemblait cette chimère née de l'imagination fertile des sbires de Philippe IV le Bel. Cette image apparue pour la première fois en 1854 dans un ouvrage d'Alphonse-Louis Constant, est un condensé de symboles cabalistiques caractéristiques des sociétés qui se consacrent au progrès social et humain. Depuis 1854 cette image du Baphomet trône dans tous les courants de pensées ésotériques délirants.
N'en déplaise aux amateurs de sciences occultes débridées, les Templiers n'adoraient aucune image ni aucun objet. Pendant le long procès des Templiers le mot Baphomet fut cité à quelques rares reprises dans les minutes, mais, ce mot n'était que la déformation de 'Mahomet' en Occitan. Alphonse-Louis Constant, dit Éliphas Lévi, né le 8 février 1810 à Paris fut un ecclésiastique français, puis, curé défroqué il inventa l'occultisme, c'est lui qui dessina pour la première fois cette idole en 1854 dans son ouvrage intitulé "Dogme et rituel de la haute magie".
Il intégra en Suisse l'Ordre Hermétique de la Rose-Croix dont il gravit les échelons pour en le devenir Grand-Maître, puis fut ensuite ordonné maçon en 1861, dans la "Loge rose du Parfait Silence".
Pour couronner le tout, il se prétendait être la réincarnation de Rabelais. Après avoir écrit de nombreux ouvrages sur les grands mystères, l'histoire de la magie, la divination, les prédictions, il n'avait toutefois pas prévu que dans les derniers temps de sa vie, il aurait été obligé de se faire marchand de fruits pour subvenir à ses besoins.....
Il habita dans le quartier Notre-Dame-de-Lorette au 10 rue Saint-Lazare.
Pour clôre son portrait, signalons qu'aux derniers instants de sa vie, Alphonse-Louis Constant, dit Eliphas Levi confessa, puis renia tous ses mensonges passés, et souhaita retourner dans le giron de l'église Catholique.
Le XIX ème siècle Occultiste
es occultistes du XIX ème siècle construiront sur ce mot Baphomet une dérive ésotérique délirante en affirmant que les Templiers adoraient cette image Baphométique.
Ce XIX ème siècle fut celui de tous les excès en matière de croyances et d'occultisme, la mode n'était plus à nier l'existance du Christ comme au XVIII ème siècle, mais à créer de nouvelles églises "Christiques" en adaptant de mille façons le nouveau testament. Il en est un qui à cette époque s'est détaché du lot c'est Bernard Raymond Fabré-Palaprat un génial faussaire qui créa son église Johannite bâtie sur le Lévitikon.
De nos jours, si l'on en croit Wikipedia, le Baphomet est le nom donné par certains occultistes du XIX ème siècle à l'idole mystérieuse que les chevaliers de l’ordre du Temple furent accusés de vénérer.
Cette définition est fausse car incomplète, en effet tous les historiens modernes s'accordent de nos jours pour affirmer que les Templiers n'ont jamais rien adoré, et qu'ils étaient innocents de tous les crimes dont ils furent accusés !