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25 Mai 2025

Comté de Flandre et Comté d'Artois au Moyen-âge



Une partition du Comté de Flandre

21 Février 2024

Histoire agitée de l'Artois

Les Atrébates

moyen-âge 'Artois correspond à peu près au pays de la tribu gauloise des Atrébates, dont la capitale Nemetocenna est devenue Arras.
Dans sa Guerre des Gaules, Jules César apparente les Atrébates aux peuples belges originaires de Germanie qui ont envahi les territoires du Nord de la Gaule entre le IV ème et le II ème siècle avant l'ère chrétienne.
Il est probable que c’est au cours d’un de ces mouvements de populations que les Atrébates se sont installés dans la région d’Arras, où ils ont fondé une cité : Nemetocenna. Ils correspondent archéologiquement aux Celtes danubiens. Ils descendent de ces peuples celtes en mouvement au III ème siècle avant J.C tout en s'étant agrégés au substrat celtique préexistant.
Jules César fait état pour la première fois des Atrébates en nous renseignant sur un contingent de 15 000 guerriers mis à la disposition d’une coalition belge.
En 57 avant J.C, ils participent à l'attaque de Bibrax ( identifié à l'oppidum de Saint-Thomas dans l'Aisne ) et à la bataille de l'Aisne. La même année, lors de la bataille du Sabis sur la Selle, les Atrébates, associés aux Nerviens et aux Viromanduens affrontent les légions romaines. Ils sont défaits par l’aile gauche de l’armée romaine tenue par les IX ème et X ème légions.
Après ce revers, la période qui suit est marquée par la coopération des Atrébates aux projets de Jules César qui trouve un allié efficace en la personne de Commios. Attesté comme roi des Atrébates en 55 avant J.C ( César désigne Commios comme roi après la défaite contre les Nerviens et les Viromanduens ), il est envoyé par Jules César en Bretagne afin de convaincre les tribus du Sud de se soumettre au peuple romain. Les Romains désignent également Commios comme roi des Morins.
Jules César dispense les Atrébates, pour s’être acquittés au mieux de cette mission, du tribut levé sur les populations conquises et leur restitue leurs lois et leurs institutions. Mais lors du soulèvement général en 52 avant J.C, Commios prend fait et cause pour le parti gaulois et fait alliance avec Vercingétorix, ce qui lui vaut d’être victime d’une tentative d’assassinat commanditée par le tribun Titus Labienus, lieutenant de Jules César. À la tête de quatre mille de ses guerriers, Commios se rend à Alésia afin de soutenir Vercingétorix dans sa lutte pour l’indépendance. Cette tentative échoue.
Commios tente une nouvelle révolte en 51 avant J.C, il s'allie tout comme les Ambiens, les Bellovaques et les Bituriges, au Bellovaque Correus mais les Belges sont une fois encore défaits dans les environs de l'Aisne et de l'Oise. Commios devra se réfugier en Bretagne.
Les Romains intégrèrent cette région dans la province romaine de Belgique en 50 avant J.C.
Au temps de l'empire Romain, l'Artois est une partie de la province romaine de Belgique, puis cette région fut conquise au V ème siècle par les FRANCS.

Création de la province d'Artois

moyen-âge 'Artois avait été donnée en 863 par Charles le Chauve à Judith sa fille, lors de son mariage avec Baudouin Bras de Fer, Comte de Flandre. Avec le pagus d'Artois, Sithiu ( Saint-Omer ) entra en 932 dans la possession des Comtes de Flandre, et au cours des XII ème et XIII ème siècles, l'industrie textile y fut florissante. Au cours de sa période de plus grande prospérité, la ville fut en Occident une des premières à bénéficier d’institutions communales au début des années 1070. Ces institutions prennent la suite d’institutions d’entraide de voisinage, formalisées sous forme de confrérie, qui évolue ensuite en guilde marchande, y sont codifiés, les beuveries mais aussi les conditions d'admission, le rôle des doyens, l'entraide, la charité envers les pauvres, l'entretien des places et des remparts, qui a donné naissance à la commune. Cette commune est un soutien pour le comte de Flandre qui lui a accordé ces libertés. Par la suite, elle dut céder à Bruges la première place pour le tissage. L'Aa est canalisé dès 1165 jusqu'à Gravelines, qui constituera l'avant-port de la cité audomaroise. Le territoire de l'Artois relevait du comté de Flandre.

Création du Comté d'Artois

moyen-âge près avoir été longtemps possédée par les Comtes de Flandre, sous la suzeraineté de la France, l'Artois fut réuni à la couronne par Philippe-Auguste en 1180, et donné en 1237, avec titre de Comté, par Saint Louis à Robert, son frère aîné, le Comte d'Artois. Après avoir relevé des ducs de Bourgogne, l'Artois passa par héritage aux Habsbourg d'Espagne et fut re-rattachée définitivement à la France après la guerre de Trente Ans, le 7 novembre 1659 aux termes du traité des Pyrénées sauf Aire-sur-la-Lys et Saint-Omer ( l'Artois réservé ) qui ne devinrent Françaises qu'en 1678.

L'unité artésienne, c'est d'abord celle de la Province de l'Ancien Régime. Les limites en sont fixées à travers les épisodes des guerres médiévales particulièrement tumultueuses qui ont vu les terres comprises entre Picardie et Flandre d'une part, Cambrésis et Boulonnais d'autre part osciller de la puissance française, à l'anglaise et à la flamande puis à la bourguignonne. Le faciès de la province est surtout modelé au XVI ème siècle avec l'intégration à l'empire de Charles Quint. François 1 er songe à faire la guerre à Charles Quint, il rencontre le roi d'Angleterre Henri VIII pour obtenir son aide ( entrevue du Camp du Drap d'Or en juin 1520 ). En 1521, tout le pays entre Arras et Doullens est dévasté par les armées de François 1er. En 1526, le Roi de France renonce à sa souveraineté sur la Flandre et l'Artois : le traité de Madrid établit la suzeraineté de l'empereur sur l'Artois dès cette date l'administration impériale marque son empreinte sur la structure provinciale. L'Artois devient une province des Pays-Bas espagnols.
- Les États d'Artois sont reconnus ils sont composés de représentants du clergé, de la noblesse et des villes ils siègent a Arras et assurent l'administration de la Province.

- Un Conseil d'Artois est créé (1530) il exerce les fonctions de "Cour d'Appel" de toutes les juridictions.
- Un nouveau système fiscal est mis en place (1536).
En 1537, François 1er envahit à nouveau l'Artois. La conquête fut facile et les villes et châteaux d'Hesdin, de Saint-Pol, de Saint-Venant tombèrent en peu de jours au pouvoir du Roi de France. Ses troupes se répandirent par tout le pays qu'elles ravagèrent. Les habitants des villages ravagés adressèrent à leurs gouvernants des suppliques où ils leur exposaient leur misère et l'impossibilité d'acquitter leur impôt. Henri II, successeur de François 1er continue la guerre contre Charles Quint. En fait il faut attendre 1559 et le Traité du Cateau-Cambrésis pour que cessent les guerres ravageuses.

Charles Quint rase deux villes

moyen-âge 'est en 1553 Charles Quint ordonne la destruction complète des villes suivantes (liste non exhaustive, car tous les villages situés sur une bande de 15 kms entre ces deux villes distantes de 38 kms qui avaient résisté furent rasés ! )

1553 : Destruction de Thérouanne
1553 : Destruction de Hesdin
Les traités de Cambrai ( 1529 ), du Cateau-Cambrésis ( 1559 ) et de Vervins ( 1598 ) confirment la domination espagnole en Artois.

L'Artois Espagnol devient Français

moyen-âge e n'est qu'en 1645, que les Français se rendent maîtres de Béthune, Lens, Lillers et Saint-Venant. En 1648, le prince de Condé remporte sur les Espagnols dans les plaines entre Lens et Grenay une victoire qui conduit au traité de Westphalie. En 1649, Saint-Venant est repris par les Espagnols. En 1657, Turenne prend Saint-Venant aux Espagnols et porte le dernier coup à leur puissance par la victoire des dunes. L'Artois est finalement rattachée à la France en 1659 ( Traité des Pyrénées ) sauf l'Artois " réservé " mais la structure administrative, judiciaire et fiscale de la Province est globalement confirmée par Louis XIV et ses successeurs. En 1679, le traité de Nimègue donne à Louis XIV la possession de la plus grande partie de la Flandre. De 1710 à 1713, les Anglais parcoururent l'Artois et enlevèrent aux Français Béthune et Saint-Omer. La victoire de Denain, suivie du traité d'Utrecht (1713) donnèrent, définitivement à la France l'Artois et la Flandre Française. Ce traité marque enfin la fixation définitive de la frontière du Nord et le retour à la paix, en Flandre et en Artois, pour près d'un siècle. L'Artois, pays d'États, garde une autonomie relative par rapport aux intendants ( L'Artois est rattachée comme le Boulonnais à l'intendance de Picardie jusqu'en 1754 puis à celle de Flandre ).

- Un système fiscal original est maintenu la province ne paie pas les impôts royaux ( ni taille, ni gabelle, ni aides ) les États versent annuellement une somme forfaitaire. Cette somme est récupérée par l'application de la fiscalité héritée de l'époque impériale en particulier le paiement par les tenanciers de la terre de vingtièmes et centièmes. Ceux-ci donnent lieu en 1779 à la mise à jour de nouvelles matrices qui constituent une source exceptionnelle pour la connaissance des structures foncières de la très grande majorité des villages ( Archives du Pas-de-Calais, Série C ). Globalement, ce système fiscal même Si l'on y inclut quelques impôts indirects ( sur les boissons ) est moins lourd pour les Artésiens que la fiscalité royale pour la plupart des Français ( environ 5 % du produit des récoltes contre plus de 10 % dans la plupart des pays d'élections ). La légèreté relative de la fiscalité artésienne n'empêche pas les ruraux de protester en 1789 dans de nombreux Cahiers de doléances contre la mauvaise gestion des États provinciaux et plus irrégulièrement contre l'exemption dont bénéficient les privilégiés.
- Le maintien de la structure provinciale s'accompagne d'une indiscutable affirmation de l'attachement particulariste des Artésiens, état d'esprit non négligeable dans la perspective des événements révolutionnaires. Dès 1790, le découpage administratif bafoue le cadre provincial en créant un département du Pas-de-Calais qui ajoute à l'Artois le Boulonnais, le Calaisis et qui a pour préfecture une ville excentrée, Arras.
La domination bourguignonne n’a pas laissé d’institutions étatiques particulières : force de la seigneurie et des institutions féodales. De la période impériale, la province a conservé le Conseil d’Artois qui intervient comme haute cour de Justice et que l’on voit fonctionner très souvent comme une sorte de Cour d’Appel. C’est la monarchie française qui enferme la région dans un système étatique véritable. L’oeuvre d’assimilation de la monarchie française a cependant porté ses fruits car, de “ province réputée étrangère ”, la province était intégrée dans la nation française à la fin de l’Ancien Régime. La vie économique semble reconstituée : la province uniquement agricole s'enrichit du commerce des grains : les villes se rebâtissent, la vie intellectuelle renaît ...

Liste des Comtes d'Artois

moyen-âge lusieurs maisons se sont succédées à la tête du Comté d'Artois du XIII ème au XVIII ème siècle. Ce Comté très riche, fut longtemps convoité par des puissances étrangères, Anglais Espagnols, Germaniques, voulurent tour à tour se l'accaparer. In fine Louis XIV reprendra ce Comté en 1659 et agrandira ainsi son royaume.

Maison capétienne d'Artois:

Robert Ier d'Artois (1216-1250). Il est le fils de Louis VIII ( roi de France ) et de Blanche de Castille. Frère de Saint Louis, il est tué à Mansourah pendant la septième croisade.
Robert II d'Artois (1250-1302). Il est le fils du comte Robert Ier et de Mathilde de Brabant (1224-1288), dite Mahaut de Brabant.
Mathilde d'Artois (1268-1329) dite aussi Mahaut d'Artois. Elle est la fille du comte Robert II d'Artois et d'Amicie de Courtenay, héritière ou dame de Conches. Par mariage avec Othon IV de Bourgogne elle devient comtesse de Bourgogne. Elle déboute Robert III (1297-1342), de ses droits et s'empare du comté d'Artois.


Maison d'Ivrée:

Jeanne II de Bourgogne aussi appelée Jeanne I d'Artois. Elle est la fille de la comtesse Mathilde et d'Othon IV de Bourgogne. Par son mariage avec le futur Philippe V le Long elle devient reine de France.


Capétiens directs:
Jeanne de France (1308 - † 1347). Elle est la fille de Jeanne II de Bourgogne et du roi Philippe V Le Long. En épousant Eudes IV de Bourgogne, elle lui transmet le comté d'Artois.


Maison capétienne de Bourgogne:

Eudes IV de Bourgogne (1295 - † 1349). Il est le fils du duc Robert II de Bourgogne († 1306) et d'Agnès de France († 1325), fille de Saint Louis. Duc de Bourgogne à la mort de son frère Hugues V de Bourgogne, il devient comte d'Artois en épousant Jeanne de France.
Philippe Ier de Bourgogne dit Philippe de Rouvres. Né en 1346 à Rouvres, il est le petit-fils de Jeanne de France et d'Eudes IV et donc le fils de Philippe de Bourgogne († 1346) et de Jeanne Ire d'Auvergne († 1360). A sa mort en 1361, ses possessions furent démembrées.

Capétiens directs:

Marguerite de France (1309 - † 1382). Elle est la fille du Fille du roi de France Philippe V le Long et de la comtesse Jeanne II, elle hérite de son petit-neveu Philippe Ier pour les comtés de Bourgogne et d'Artois. Elle épouse le comte Louis Ier de Flandre († 1346).

Maison de Dampierre:

Louis II de Flandre (1330 - † 1383) dit Louis II de Mâle. Il est le fils de Marguerite de France et de Louis Ier de Flandre. Il épouse Marguerite de Brabant, fille du duc Jean III de Brabant. À sa mort en 1383, sa fille Marguerite III hérite de toutes ses possessions.
Marguerite III de Flandre (1350 - † 1405). Elle est la fille de Louis II de Flandre et de Marguerite de Brabant. En secondes noces, elle épouse le duc Philippe II de Bourgogne, fils du roi de France Jean II le Bon et de Bonne de Luxembourg.

Maison capétienne de Valois-Bourgogne:

Philippe II de Bourgogne dit Philippe le Hardi est né à Pontoise en 1342. Il est le fils du roi Jean II le Bon. À la mort de son beau-père Louis II de Flandre, il cohérite avec son épouse Marguerite III de Flandre de toutes ses possessions. Il décéde en 1404.
Jean Ier de Bourgogne (1371 - † 1419) dit Jean sans Peur. Il est le fils de Philippe II le Hardi et de Marguerite III de Flandre, il épouse Marguerite de Bavière (1363-1423), fille d'Albert Ier de Bavière, comte de Hainaut.
Philippe III de Bourgogne ( né en 1396 à Dijon et mort en 1467 ), dit Philippe le Bon. Il est le fils du duc Jean Ier de Bourgogne et de Marguerite de Bavière, il épouse en secondes noces Isabelle de Portugal († 1472).
Charles de Valois-Bourgogne ( né à Dijon en 1433 et mort à Nancy en 1477 ), dit Charles le Téméraire. Il est le fils du duc Philippe III de Bourgogne et d'Isabelle de Portugal, il épouse en secondes noces Isabelle de Bourbon (décédée en 1465), fille de Charles Ier de Bourbon. En 1477, il fut tué devant Nancy. Avec lui s'écroula le vaste édifice des ducs de Bourgogne de la maison de Valois.
Marie de Bourgogne (née à Bruxelles en 1457 et décédée en 1482). Elle est la fille du duc Charles le Téméraire et d'Isabelle de Portugal. Elle est duchesse de Brabant, de Limburg, de Luxembourg, et comtesse de Flandre, d'Artois, de Hainaut et comtesse palatin de Bourgogne. Elle épouse le futur empereur Maximilien Ier de Habsbourg (décédé en 1519).

Maison de Habsbourg:

Maximilien Ier de Habsbourg ( né en 1459 à Wiener Neustadt, Autriche et décédé en 1519 ). Il est le fils de Frédéric III du Saint-Empire, il épouse Marie de Bourgogne, fille du duc Charles le Téméraire. À la mort de cette dernière, le comté d'Artois passe à son fils Philippe de Habsbourg.
Philippe de Habsbourg (1478 - † 1506) dit Philippe le Beau. Il est le fils de Maximilien Ier de Habsbourg et de Marie de Bourgogne, il épouse Jeanne Ire de Castille, fille du roi Ferdinand II d'Aragon et d'Isabelle Ire de Castille.
Charles de Habsbourg (1500 - † 1558) dit Charles Quint. Il est le fils de Philippe de Habsbourg et de Jeanne Ire de Castille, il épouse Isabelle de Portugal (1503-1539), fille de Manuel Ier de Portugal.
Philippe II d'Espagne (né en 1527 en Valladolid et décédé en 1598). Il est le fils de Charles Quint et d'Isabelle de Portugal, il épouse en quatrièmes noces sa nièce Anne d'Autriche, fille de l'empereur Maximilien II du Saint-Empire.
Philippe III d'Espagne ( né à Madrid en 1578 et décédé en 1621 ). Il est le fils de Philippe II d'Espagne et d'Anne d'Autriche, il épouse sa cousine Marguerite d'Autriche-Styrie, sœur de l'empereur Ferdinand II du Saint-Empire.
Philippe IV d'Espagne ( né en 1605 à Valladolid et décédé en 1665 ). Il est le fils de Philippe III d'Espagne et de Marguerite d'Autriche, il épouse Élisabeth de France (1602-1644), fille aînée roi de France Henri IV.

Maison de France:

Lors de la paix des Pyrénées de 1659, Philippe IV d'Espagne dut céder l'Artois, le Roussillon, plusieurs villes flamandes et donner sa fille à Louis XIV ( le roi de France ).
Conquis difficilement entre 1640 et 1658, l'Artois, moins les châtellenies de Saint-Omer et d'Aire ( « Artois réservé » ), revient à la France par le traité des Pyrénées (1659) le traité de Nimègue (1678) donne à la France l'« Artois réservé ». Le titre de comte d'Artois est, en 1757, donné par Louis XV à son petit-fils Charles Philippe, le futur Charles X, qui en sera le dernier titulaire.


Liste des Comtes d'Artois


La Flandre et les Croisés

Croisés Flamands en Croisade

Les Flamands ont très tôt participé aux grands pèlerinages armés vers la Terre Sainte (intérêt attesté dès 1085, en Syrie, notamment) tels :
Robert 1er «Le Frison». Il se rend à Jérusalem et au Mont Sinaï, de 1085 à 1091 et aide Alexis Comnène dans sa lutte contre les Bulgares et les Sarrasins. Ce type d'expédition préfigure les Croisades, qui vont être lancées quelques années seulement après le retour de Robert. Le comte ramène d’ailleurs une lettre d’appel au secours d’Alexis Comnène, se reconnaissant même Vassal des Princes Latins, lettre qui eut un écho très large.
Walner de Courtrai et Bourchard de Comines partent avec une armée de 500 chevaliers flamands au secours de l’empereur de Constantinople en 1090 pour la défense de Nicomédie.

D'autres Croisés Flamands

En 1096, lors de la 1ère Croisade, ils sont nombreux à s’illustrer... :
Baudouin de Gand En mai 1097, l'armée des croisés assiège la ville de Nicée, c’est durant ce siège que Baudouin de Gand est tué.
Robert II dit «L’Epée des Chrétiens» .
Jean Avoué d’Arras .
Robert Avoué de Béthune .
Gérard de Lille .
Gauthier de Douai.
Gérard d’Avesnes .
Philippe vicomte d'Ypres.
Formold préteur d'Ypres.
Bauduin, Siger, Gislebertet 3 des fils de Winemar 1er de Gand .
Burchard de Comines.
Hellin de Wavrin.
Gautier de Nivelles.
Gérard de Lille.
Gautier de Sotenghien.
Enguerrand de Lillers.
Hugues comte de Saint-Pol et son fils Enguerrand.
Gauthier et Bernard de Saint Valéry.
Gauthier de Lottighem.
Le seigneur de Longueval surnommé "Dragon".
Wilhem sire de Merk.
dreux de Monchy.
Drogon seigneur de Nesle.
Jean d'Offekerque.
Anselme de Ribemont.
Foulque de Guines.
Gérard de Bournonville.
Roger,Enguerrand,Lyonnel, de Bournonville.
Valeran,Antoine, Gorcéal, de Bournonville.
Gauthier de Breteuil.
Hermann de Cany.
Guillaume comte de Clermont.
Thomas 1er de Coucy.
Rimbaud Creton d'Estourmel.
Adelard d'Estrées.
Hugues de Fauquembergues.
Eustache de Fiennes.
Gautier de Calais.
Garnier de Grès.
Manassés comte de Guines.
Baudouin d'Hermelinghem.
Arnould II baron d'Ardres.
Raoul d'Audreselles.
Gervais de Bazoches.
Renaud de Beauvais.
Jean d'Haveskerke.
Siger de Courtrai.
Walner d'Aldenbourg.
Gratien d'Ecloo.
Hermar de Zomerghem.
Steppo gendre de Winemar de Gand.
Josseran de Knesselaer.
Bauduin de Bailleul.
Gilbodon de Flêtre.
Rodolphe de Liederzesle.
Albert de Bailleul.
Gautier avoué de Bergues.
Folcraw châtelain de Bergues.
Godefroi châtelain de Cassel et son fils Rodolphe.
Arnoul d'Audenarde.
Rasse de Gavre.
Robert de Lisques.
Guillaume d'Hondschoote.
Thémard de Bourbourg.
Francio d'Herzeele.
Eustache de Thérouane.
Erembold châtelain de Bruges.
Albo de Rodenbourg.
Adelard de Straten.
Etienne de Boulers.
Reingotus de Molembeke.
Conon d'Eynes.
Guillaume de Messines.
Guillaume de Wervicq.
Salomon de Maldeghem.
Lambert de Crombeke.
Servais de Praet.
Thierri de Dixmude.
Daniel de Tenremonde.
Herman d'Aire.
Alard de Warneton.
Hugues de Rebecq.
et une multitude d'autres chevaliers.

Croisés Flamands et Croisades

Thierri 1er de Flandres ( Thierri III d’Alsace, alias «de Lorraine» ) 15 ème comte de Flandres investi par le Roi Louis VI, et comte d’Artois, croisé (à 4 reprises : 1138, 1147, 1157 et 1164).
Philippe 1er d’Alsace 16 ème comte de Flandres, trois fois croisé (1173, 1177, mort le 01/07/1191 au siège d’Acre).
Baudouin VI de Hainaut .
Baudouin IX de Flandres (Empereur Baudouin 1er), 18 ème comte de Flandres s’allie à Richard 1er d’Angleterre en 1197, dirige la croisade flamande à Acre (avec Jean. de Nesle, Châtelain de Bruges, fin 1202), élu 1er Empereur latin de Constantinople (couronné 16/05/1204 à Sainte-Sophie), vaincu près d’Andrinople (14/04/1205) par Kalojan, Tsar de Bulgarie .
Yolande de Hainaut née 1175 décédèe le 24-26/08/1219 (Constantinople) margravine de Namur (1213), Impératrice de Constantinople (couronnée 09/04/1217 à Saint-Laurent de Rome - 1219), Régente de l’Empire Latin (1217).
Eustache de Hainaut mort après 1217 chef militaire puis Régent du Royaume de Thessalonique (1210-1216) .
Henri de Hainaut 1176-1216 2 ème Empereur de Constantinople (1206-1216) assassiné à Thessaloniki .
Pierre de Courtenay comte de Namur fut tué en 1217 dans les défilés en Albanie.

Généalogie des Comtes de Flandre


La famille "De Crequy"

moyen-âge ette famille est directement issue des Rois Mérovingiens. Est aussi l'une des plus célèbres dans d'autres provinces en France. Le nom provient du village Créquy située en Artois. Il serait fastidieux de citer les membres de cette famille illustre tant il est vrai qu'ils furent très nombreux au fil des siècles à servir la France. Les Decrequy plongent leurs racines chez les Mérovingiens dont le dernier roi Childéric III fut déposé en l'an 751 à Saint-Omer par Pépin le Bref. Cette maison qu'on fait remonter à Arnoul, Sire de Créquy " dit le vieil & le barbon " mort en 397, dans un combat qu'il soutient pour les interets de Charles "le simple" est une des plus anciennes & des plus illustres du pays d'Artois, dont elle a passé en Picardie : un Cardinal & un Maréchal de France né pour etre le plus grand homme de son siécle, si la mort ne l'eut enlevé trop tot. Un chevalier de la Toison d'Or et plusieurs chevaliers de St Michel les plus illustres alliances du royaume, telles les comte de St pol et les maisons de Roye, de quieret, de vieuxpont, de St Simon, de Froulay, de Brosses etc.. Tout semble réunir en elle, la gloire & la grandeur.
Mahaut De Créquy née en 1037 fut mariée en 1049 à Baudouin 1er De Saint-Omer, Seigneur de Saint-Omer Pair des Flandres 1030-1097, ce couple eut de nombreux enfants et petits enfants. Parmi ces petits enfants nous retrouvons Geoffroy de St Omer et Hugues de St Omer dit « le Païen » croisés de la première heure qui partirent de Boulogne sur mer avec leur oncle Godefroy de Bouillon pour reconquérir les lieux saints.

Généalogie des De Crequy

Une autre famille illustre !

moyen-âge omme la maison Decrequy la maison Demailly plonge ses racines chez les Mérovingiens (dont le dernier roi Childéric III fut détrôné en 751 par Pépin le Bref alors Maire du Palais, il faut noter que Childéric III fut emprisonné à vie à Saint Omer) . Ces deux familles ont fourni quantité de chevaliers Croisés pour défendre la Chrétienté, et aussi beaucoup de Templiers pour défendre les Etats Latins .
Marcel Demailly, Vicomte Demailly, Marquis de Rubempré
Au terme de longues recherches historiques Monsieur Marcel Demailly a repris les titres de son aïeul en toute légitimité. La perte du Comté de Mailly par cette famille ne manque pas de piquant, mais ceci est une autre histoire. Grace à son travail de recherche vous trouverez ci-dessous quelques-uns de ses aïeux, la liste n’est pas exhaustive, car cette famille prestigieuse voit son histoire se mêler à l’histoire des Mérovingiens , puisque issue de Chilpéric Ier .
Vous constaterez que cette maison recéle un grand nombre de chevaliers qui se croisérent entre l'an 1100 et l'an 1290 au Proche Orient.
Marcel Demailly dédie ses recherches à son père Marceau Oscar Casimir Demailly "dit le général" qui fut fait prisonnier par les allemands durant la seconde guerre mondiale ainsi que son frère cadet, il réussit à s'évader, son frère fut envoyé dans les mines de sel . Au retour Marceau employé à la SNCF entra dans la résistance en tant que chef de réseau dans le Cher il y sauva plusieurs parachutistes US égarés, ce qui lui valut la plus haute distinction des USA, distinction qui lui fut remise lors d'une cérémonie à Péronne (dans la Somme) par le Président des USA "IKE", et parut au journal officiel, Marcel en a gardé toutes les traces (journaux et diplôme) .



Quelques sources :
Extrait de généalogie datant de 1767 avec approbation et privilège du Roi (imprimerie de BALLARD, imprimeur du Roi ).
« Tous les siècles sont à la contribution c'est à dire les siècles de lumière et de vérité car si l'on veut remonter à ces temps d'enfance et de barbarie, où les ténèbres de l'ignorance et de la superstition épaississent encore le chaos de l'antiquité on y trouve de ces belles erreurs, dont une vanité malentendu aime se bercer quand il ne lui reste pas de titres plus solides qu'une traduction fabuleuse et populaire. Mais il faut laisser l'imposture qui caractérise autant la bassesse de l'origine que celle des sentiments, à ces idoles nouvellement élevées par la fortune, qui trouvent des âmes assez rampantes pour les encenser assez fausses pour les faire adorer. Un esprit libre ne doit être qu'aux ordres de la vérité. Les hommes naturellement grands n'attendent pas autre chose et s'ils pouvaient s'abaisser jusqu'à supposition mendiées, ils ne seraient plus dignes des hommages dont ils se montrent si justement jaloux. La Maison de Mailly forme un de ces vieux troncs que l'on vit dans tous les temps servir de soutien et d'ornement au Throne ( Trône ) de nos Rois et puiser dans leur attachement à la couronne, la source de la fidélité la plus constante au milieu des révolutions des temps et des revers de la fortune. Elle peut être comptée parmi les premières du royaume, si l'on fait attention à l'ancienneté de son origine, au service de ses enfants, à la fécondité de ses branches et à l'illustration de ses alliances on pourrait ajouter la distinction de ses honneurs, si sa fortune avait toujours égalé sa noblesse. » « Son arbre généalogique à des racines qui vont se perdre sous les fondements de la monarchie, il n'y a point de maison en Picardie qui puisse le lui disputer en antiquité, ni en grandeur (dit le laboureur) qui prétendait il y a cent ans ( ce texte date de 1757), pouvoir lui déduire une suite d'Aïeux au-delà de six cents ans ( à ce jour en 2017, cela fait 370ans ) sa devise en vieux Picard "HOGNE QUI VONRA" signifie « GROGNE QUI VOUDRA », respire cette fierté primitive de l'ancienne chevalerie, rompue à de hauts faits, et qui lui donnaient de grandes prétentions ses armes (trois maillets), sont très parlantes, son nom est aussi ancien que l'usage des surnoms, qui commencèrent sous le onzième siècle, lorsque les seigneurs de France confondus, jusqu'alors par leurs noms de baptême, y ajoutèrent pour se distinguer , celui de la terre qu'ils possédaient. Il est impossible (ajoute le Laboureur) de faire remonter plus haut la source d'aucune maison, surtout en PICARDIE, où les guerres continuelles qui ont désolé les villes et les châteaux, ont dissipée la plupart des Titres et archives, en sorte qu'il n'y a que les histoires et les Cartulaires qui ayant conservé la mémoire des premiers degrés. C'est sur le double témoignage de l'histoire et des Cartulaires qui s'appuient mutuellement, qu'on peut arrêter et fixer sans aucune équivoque, son origine immémoriale à Anselme de Mailly. »
Note de CLAIRAMBAULT
« j'ai lu par ordre de Monseigneur le Chancelier, le présent manuscrit, intitulé "Extrait de la généalogie de la Maison de Mailly, suivie de l'histoire de la branche des comtes de Mailly, Marquis d'Haucourt et de celle des Marquis du Quesnoy, dressé sur les titres originaux », je n'ai rien trouvé qui dut empêcher l'impression de cet ouvrage . A Paris ce vingt-troisième jour du mois de Novembre mil sept cent cinquante. »

Histoire du village Mailly-Maillet


Mailly-Maillet s'appelait Mailly-le-FRANC avant le XIX ème siècle, le blason des Mailly de bourgogne était primitivement de Gueules puis vers l'an 1200, rehaussé de trois maillets d'or, ensuite Anselme de Mailly arrivant en Picardie le fera d'or à trois Maillets de sinople. Les seigneurs de Mailly choisiront ce nom "MAILLY" prénom féminin d'origine germanique "MEILLY", plus tard accompagné de Maillet, (le seigneur jean de Mailly "dit Maillet" seigneur de St Huin né à Maillé en Haute-Savoie en 1360 ). Louis I Charles, Marquis de Mailly et de Nesle marié à jeanne de Monchy "dite la bécasse" Dame de Nesle qui hérita du fief de Montcavrel, dont le père Bertrand André de Monchy était le Marquis et de Magdeleine aux épaules dite "la jument de Nesle" ce qui n'est pas très flatteur (ou la marchionas de Nesle, qui veut dire la même chose) louis I Charles avait demandé au roi la transmission à l'infini de ses titres, ce qui fut accordé par lettres patentes (document relevé dans le dictionnaire de la noblesse) . Le blason du village Mailly-Maillet est encore de nos jours celui des de mailly.


Sur le portail de l'église du village Mailly-Maillet nous retrouvons une fresque qui représente l'union de jean III de Mailly, seigneur d'Auchy, de Neufville, de Roye, qui fut fait chevalier au sacre de Louis XI, le 15 aout 1461, Chambellan du Roi CharlesVIII et de louis XI, comte d'Agimont, seigneur de Bouillencourt, de Bouillencourt-en-Sery ,de Moustiers, de l'Orsignol, avec son épouse Isabeau d'Ailly aussi appelée Isabelle de Cayeux ( petite fille de Philippe "le bon", duc de Bourgogne, fille de Jean d'Ailly et de Yolande, fille naturelle du duc de Bourgogne, comtesse de Nevers ). C'est pour cette raison que sur cette photo, les armes d'Ailly, apparaissent ainsi que le blason de la bourgogne ( de gueules au chef échiqueté d'argent et d'azur de trois traits où bandes ).

Généalogie des Mailly

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Origines de la maison de Mailly
Branche ainée
Branche d'arcelot
Branche d'auchy
Branche d'authuille
Branche d'auvillers
Branche de mareuil
Branche de nedon
Branche des batards de Mailly saint eloi arsy
Branche du quesnoy
Branche d'haucourt
Branche de la houssaye
Branche de l'espine
Branche mailly alliance bours
Branche mailly alliance noyelles
Branche de nesle
Branche d'orsignol
Branche de rumesnil
Branche de ruthere cambligneul
Branches non connectées

Au sujet de la particule 'de' Mailly


La particule envolée est due à louis Michel Lepeletier de Saint Fargeau (ami de Robespierre) issu de la haute noblesse de France, conseiller au Parlement de Paris, avocat de la prison du Chatelet, puis avocat général et élu Président du Parlement de Paris avant 1789, il paricipa à la convention nationale du 21 septembre 1792 où il fut décidé entr'autre que les personnes devaient s'appeler par le patronyme directement et pour les noms nobles, la particule devait disparaitre, voilà pourquoi à la naissance de mon aieul, Jean Baptiste Cléophas (1797-1887) fils de Jean Baptiste Sir de Mailly(1762-1759) le nom devint Demailly.