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20 Novembre2024

Moyen-âge



Occident médiéval

20 Novembre2024

moyen-âge a majorité des historiens fixe le Moyen Age Occidental entre l'année 476 ( date de la chute de l’Empire romain d’Occident ) à l'année 1453 ( date de la prise de Constantinople par les Ottomans ). Néanmoins, l’année 1492 ( date de la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb ), est préférèe par quelques autres historiens pour dater la fin du moyen-âge.


Une longue période très diversifiée

Au V ème siècle, sur les ruines de l’empire romain Occidental s’établissent une multitude de petits royaumes barbares. La population doit s'adapter à des conditions de vie plus dures, le commerce périclite et les villes se vident. Le royaume Franc devient le plus puissant de l’Europe occidentale et le baptême de Clovis scelle une alliance durable avec l'église catholique.


Charlemagne restaurera un temps la grandeur de l’empire, avant que celui ci ne sombre dans les querelles de succession et sous les coups des invasions vikings. Les invasions barbares et les luttes tribales sans fin dureront des siècles, plongeant l'Occident dans l'obscurantisme la violence et la récession. Ce n'est qu'au IX ème siècle que l'Occident renoue avec la stabilité et la prospérité. Le système féodal naissant conduit à l’émergence de nouveaux royaumes, dans lesquels les seigneurs s’organisent autour de leur château fort. La paix retrouvée au XI ème siècle, la population se met à croître, le commerce est relancé, la religion les sciences et la culture connaissent un fort regain d’activité. La religion chrétienne se développe d'une manière exponentielle et l’Église régne aux côtés des rois.
Chez les Francs, le pouvoir royal faible sous Hugues Capet, se renforce au fil du temps avec l'èmergeance de puissants et charismatiques souverains comme Philippe Auguste, Louis IX, Philippe IV le Bel et Louis XI, qui étendront considérablement le domaine royal. La guerre de cent ans va néanmoins freiner cette prospérité en opposant la France et l'Angleterre, jusqu’à ce que Charles VII avec l'aide de Jeanne d’Arc arrétent cette folie meutrière. Dès le milieu du XV ème siècle, la Renaissance marque le début d'une ère nouvelle, c'est la fin du Moyen-Age.
Les diverses périodes qui constituent le Moyen Âge ne sont donc pas aussi tranchées que l'on pourrait le croire, et, bien que les historiens soient obligés de fixer des repères chronologiques, les évolutions et les mutations économiques et sociales se firent calmement au fil de l'eau.

※   Il y eut donc Le haut Moyen-âge ( fin du V ème IX ème siècle) qui vit les dévastations des Barbares puis leur assimilation aux populations autochtones, le renforcement considérable de l'église, et la création d'un Empire.
※   Puis il y eut le Moyen-âge central avec l'apogée de la féodalité ( X ème XIII ème siècle ) qui vit les grandes croisades, les mutations scientifiques techniques commerciales et sociales, le régne des seigneurs et de la grande pauvreté, l'émancipation des villes.
※   Enfin arriva le Bas Moyen-âge ( XIV ème XV ème siècle ) et le temps des calamités, de la peste, des famines, de la remise en cause des pouvoirs, des révoltes populaires.

De la "Gaule" à la "France"

- Du temps de l'empire Romain "la Gaule" était composée d'une mosaïque de peuples, englobant les pays que nous connaissons de nos jours sous les vocables de : France, Belgique, Luxembourg, une partie des Pays-Bas, de l'Allemagne et de la Suisse. Les Romains nommaient ce grand royaume : Gallia. Gallia est resté le nom conventionnel du royaume tout au long du haut Moyen Âge, Gaule et Gaulois sont les traductions usuelles des mots latins Gallia, Gallus et Gallicus.

- Avec la chute de l'empire Romain en 476, et les bouleversements anarchiques qui s'en suivirent, ce grand royaume fut démenbré en plusieurs entités appelées royaumes Francs. Au fil des siècles, ces royaumes se livreront des guerres impitoyables, et leurs frontières en seront constamment remaniées.

- Une certaine stabilité sera retrouvée avec l'avénement des Caroligiens ( en 751 Pépin le Bref devient le premier roi Carolingien en remplacement du dernier roi Mérovingien Childéric III ) qui réussiront en quelques décennies à unifier les Francs et beaucoup d'autres peuples en un seul royaume, celui des Francs ou Franciæ. C'est sous Charlemagne que le royaume Franc sera le plus grand, à tel point qu'il deviendra l'Empire de Franciæ. Quelques actes de Charlemagne mentionnent les termes Franciæ et Italiæ. Ce terme Franciæ se retrouve également dans de nombreux textes : Éginhard, Nithard, Ermold le Noir, dans les Annales royales et les Annales de Saint-Bertin. A la fin du IX ème siècle, et pour honorer la grandeur de Charlemagne, premier empereur Franc, Notker définiera le terme "Franciæ" en énumérant les peuples qu’il englobe, dans une œuvre destinée à perpétuer la mémoire de l'empereur Charlemagne.

- Mais, le nom de France n'apparut de façon officielle qu'à partir de 1190, lorsque la chancellerie du roi Philippe Auguste commença à employer le terme de rex Franciæ ( roi de France ) à la place de rex Francorum (roi des Francs) pour désigner le souverain. Bizarrement, à cette époque, le royaume de Charlemagne qui n'était plus qu'un lointain souvenir, avait laissé la place à un petit royaume équivalent au 2/3 de la France d'aujourd'hui.


Quotidien médiéval

1) Les voies de communications

moyen-âge râce aux croisades, les Occidentaux commencèrent à tourner vers les territoires lointains, ils se déplaçaient maintenant avec assurance sur terre comme sur mer. La carte des routes commerciales du Moyen Âge montre que le grand commerce touchait toute l'Europe :
Au nord, une puissante association de villes germaniques et scandinaves, la Hanse, exerçait un véritable monopole en mer du Nord et dans la Baltique.
Au sud, les villes portuaires de Gênes, Amalfi et Venise, en Italie, dominaient le commerce méditerranéen.
Ces villes bénéficiaient des conséquences des croisades qui contribuèrent puissamment à réactiver les échanges avec les ports du Levant. De plus, des pistes caravanières et des routes maritimes rejoignaient l'Inde, et la Chine. Les produits provenant de ces contrées étaient achetés par les Européens dans les villes du Levant ou à Byzance. En échange, ils y vendaient du bois, du fer, du blé, du vin, de l'huile, etc.
Parmi les causes de l'essor du commerce médiéval, il faut compter certains progrès techniques accomplis dans le domaine des moyens de transport. Pour le transport terrestre, il y a les avancés du ferrage, du harnachement et de l'attelage à la file des chevaux. Ces innovations furent complétées par le cerclage de fer des roues des charrettes et des chars ainsi que par l'augmentation des routes pavés. Depuis Rome, comme « centre nerveux », de nombreuses voies et chaussées rayonnaient suivant des tracés qui pouvaient atteindre n'importe quel point de l'Empire. Lors de la chute de l'Empire romain, le changement qui s'opéra suivit un lent processus de détérioration et d'abandon qui se prolongera durant plus de deux siècles. Au VII ème siècle de notre ère, les grandes voies romaines, déjà fortement détériorées, restaient néanmoins le meilleur et le plus fréquenté des moyens de communication de l'époque. Ce furent les voies romaines qu'empruntèrent en priorité de nombreuses tribus barbares pour envahir l'Empire à partir du IV ème siècle, avec leurs pesants chariots tirés par des bœufs, bétail et esclaves, sans compter les femmes, les enfants et de redoutables guerriers montés à cheval. D'après les chroniques de l'époque, en Europe et dans la première moitié du VIII ème siècle, ces voies ou ce qu'il en restait furent délaissées au profit des voies strictement vicinales. Les villes, les cités et des villages entiers connaissaient alors une désertification en masse. Cette période coïncide avec le début du féodalisme. Le féodalisme avait fait de timides apparitions dans la première moitié du VIII ème siècle, voici qu'il resurgit au début du X ème siècle. Ce système de vassalité prédomine en Allemagne, en Angleterre et dans une grande partie de la France. Système rigide dans lequel le paysan, serf de la glèbe, devait se plier au joug de la terre. Au sommet régnaient les grands seigneurs féodaux, propriétaires d'immenses territoires et auxquels devaient se soumettre d'autres propriétaires moins bien nantis, les vassaux. Les seigneurs assurent la protection des vassaux car les routes ne sont plus très sûres. Le X ème siècle fut la période la plus obscure de l'histoire de l'Europe. Les chemins se vidèrent de leurs voyageurs, seules les troupes de soldats les parcouraient. Malgré tout, à partir de la moitié du XI ème siècle, l'activité commerciale commença à redonner des signes de vies. Le chemin de Santiago, qui conduisait jusqu'aux confins du Nord-Est de l'Espagne, là où selon la légende, reposait les restes de l'apôtre Jacques le Majeur, devint la route la plus fréquentée d'Europe. Les pèlerins partant de France traversaient les Pyrénées pour aller se recueillir sur la tombe du saint apôtre. Le chemin de Compostelle ou « chemin français » était surveillé de manière efficace par le célèbre ordre militaire des Templiers, et ses chevaliers avaient pour mission de nettoyer le chemin des pillards et des malfaiteurs, bandits de grands chemins et filous de tout poil qui le hantaient. En plus des pèlerins, qui voyagèrent habituellement à pied et par groupes peu nombreux, beaucoup d'autres voyageurs en transit empruntaient le chemin français : montreurs, acteurs, ambulants, bambocheurs, femmes de mœurs légères, arracheurs de dents, barbiers, drapiers, commerçants en vin, marchants de bois, vendeurs d'eau, vendeurs de reliques ( toutes certainement fausses ), toutes sortes de prêtres et de frères, les membres d'ordres mineurs tels celui des frères mendiants.

2) L'activité commerciale

moyen-âge 'idéologie respectable « association traditionnellement pieuse et charitable mise sous la protection d'un saint patron », ne suffit cependant pas à faire taire les critiques populaires. Certaines confréries furent pointées du doigt pour leurs désordres de vie. En 852, Hincmar, archevêque de Reims, critiquait durement les coutumes de groupes capables de transformer les fêtes de sanctification à la gloire de Dieu en banquets des plus fastueux. Les corporations défendaient les intérêts de leurs membres et servaient également aux autorités municipales pour contrôler la qualité des produits et fixer les taxes. Les marchands vont jouer un rôle de premier plan au cours du XIe siècle. Les risques encourus tout au long de l'acheminement des produits étaient multiples : banditisme, péages outranciers, etc. La nécessité de protéger les intérêts mutuels s'imposait donc et les marchands vont s'associer en guildes : de la cité, l'échange s'étend alors à la contrée et très vite aux régions, annonçant la prospérité.
Les guildes possédaient leurs privilèges et leurs propres juridictions codifiés selon un statut officiellement reconnu. Certaines guildes obtinrent le droit de frapper leur propre monnaie, mais ces cas étaient cependant rares et de courte durée. La Guilde des marchands de Tiel, dans la province de Gueldre, était en contact avec l'Angleterre, c'est la plus ancienne.
La frairie était celle de la Halle basse de Valenciennes, en France, dont les archives datent de 1050. Apparut ensuite la Guilde marchande de Saint Omer.
Mais ce sont la Flandre et les régions rhénanes qui furent le fer de lances des guildes économiques qui, beaucoup plus tard vers le XVIII ème siècle s'étendront en Angleterre, à la totalité des Pays-Bas, aux pays scandinaves... Tout d'abord regroupement de guildes, les hanses n'échappèrent pas au mouvement et se transformèrent en ligues de villes marchandes :
La Hanse de Londres regroupait plus d'une vingtaine de cités et de villes autour d'échanges commerciaux avec la capitale britannique.
La Hanse des 17 Villes, association de marchands drapiers, qui va s'affirmer dès 1230 aux Pays-Bas et dans le nord de la France.
La Hanse Teutonique, sans aucun doute alors la plus célèbre et la plus importante de toutes, au XIV ème siècle, elle est à son apogée. Les foires duraient chacune six ou sept semaines selon un calendrier fixé afin que les foires puissent s'enchaîner chacune par rapport aux autres. Ainsi, le marché était actif toute l'année. Ceci contribua à la naissance des États modernes occidentaux.


Métiers médiévaux

moyen-âge omme aujourd'hui, les classes sociales sont répertoriées par leur statut : statut hérité à la naissance, ou obtenu par l’emploi. Une pyramide sociale résume cette hiérarchie :
Le Roi et la reine,
Le Conseil du roi ( famille royale, personnages importants de l’Église, nobles et amis dévoués ),
Les Grands seigneurs ( comtes, ducs et archevêques ),
Les Seigneurs ( chevaliers, évêques et abbés ),
Les Soldats, prêtres, moines, artisans et commerçants ),
Les Paysans et serfs ( 90 % de la population ).
Avec le temps, les marchands s’enrichissent et s’élèvent dans la hiérarchie sociale. Les nobles, deviennent au fil du temps moins riches que beaucoup de grands commerçants. On ne travaille ni le dimanche ni les jours fériés, mais comme le salaire est versé chaque jour travaillé ces jours ne sont pas payés.

Voici ci-dessous une liste non exhaustive des métiers du moyen-âge :
Armurier ( fabrique armes et armures ). Arracheur de dents. Archet ( bat la laine sur une claie avec des batons ). Alchimiste ( fabrique des potions diverses ). Apothicaire. Aubergiste. Baudroyer ( fabrique des baudriers ). Boulanger. Brasseur ( fabrique de la bière ou du cidre ). Brodeur. Carrier ( extrait la pierre ). Banquier. Bateleur. Boucher. Bûcherons. Bourreau. Barbier. Couturier. Cuisinier. Ceinturier. Charpentier. Charpentier de bateaux. Chaudronnier. Chaufournier ( fabrique de la chaux ). Cordonnier. Coutelier ( fabrique des lames de couteaux ). Copiste ( recopie les documents, ou en écrit ). Charbonnier. Charcutier. Cultivateurs. Charretier ( transporte les biens et ls personnes ). Cordeur ( peigne la laine avec des chardons pour démêler le fils ). Crieur public. Cuisinier.


Drapier ( fabrique des draps ). Dévideur ( assemble les fils de laine en écheveaux ). Dresseurs de chevaux. Domestique. Enlumineur ( Décore livres et parchemins ). Ebéniste. Eperonnier ( fabrique des éperons ). Epinglier ( fabrique des épingles ). Escarcelier ( fabrique des escarcelles ). Escrignier ( Menuisier fabricant de petits objets ). Essaneur ( fabricant de chaussons ). Ecrivain public ( loue ses compétances ). Epicier. Elisseresse ( trieuse de laine ). Eleveurs de bétail. Fabricant d'aumônière. Fabricant d'objet en cuir. Fabricant de carreaux d'arbalète. Fabricant de chandelles. Fabricant d'instruments de musique en bois. Fabricant de lanternes. Fabricant de savon. Fabricant de torchis. Fabricant de tuiles en ardoise. Fondeur de cloches. Forgeron ( fabrique des outils et accessoires en métal ). Forgeron de bateaux ( fabrique des accessoires en métal ). Fileresse ( file la laine sur un fuseau ou une quenouille ). Foulon ( piétine le drap de laine pour l'assouplir ).


Gantier. Giponnier ( fabrique des gilets ). Graveur. Geôlier. Hôtelier. Juriste. Jardinier. Laboureur. Libraire.Parfumeur ( fabrique des parfums ). Laitière. Lanternier ( allumer et éteint les éclairages de la ville ). Marchand d’épices. Marchand de vignasse. Ménestrel ( raconte, chante, danse ). Maçon. Maître maçon ( dirige les maçons ). Maréchal Ferrand ( Soigne et ferre les chevaux ). Menuisier. Mortellier. Marchand de vin. Marchand d'objets en verre. Maître carrier ( dirige les carriers ). Marin. Mercenaire ( vend ses services aux nobles ). Marchand de chevaux. Marchand d'huile. Notaire. Négociant. Orfèvre ( fabrique des bijoux en Or ou en Argent ). Peintre ( Peint des tableaux ). Potier. Potier d'étain. Palefrenier. Polisseur ( entretient les armures ). Porteur d'eau. Paveur. Parcheminier ( fabrique des parchemins ). Plombier ( fabrique les descentes d’eau, les chéneaux, les canalisations et , ainsi que les accessoires d'appareillage des pierres dans la contruction des églises ). Pâtissier. Plâtrier. Pêcheur. Raccommodeur de vêtements. Relieur. Sage femme. Sculpteur de pierres. Ramoneur. Sellier. Serrurier. Servinier ( fabrique des outres en peau de bouc ). Tanneur de cuir. Teinturier. Tisserand. Tonnelier. Verrier ( fabriques des vitraux ). Vendeuse de poissons. Viticulteur.

Au début du XI ème siècle Les artisans et les commerçants se regroupent dans les villes, et deviennent très puissants. Les ateliers sont dirigés par un maître qui enseigne aux apprentis. Les commerçants vendent des produits alimentaires, des textiles, des objets en bois ou en fer. Les apothicaires précurseurs des pharmaciens, préparent et vendent des médicaments pour les malades. Tous se déplacent dans les foires.


Des gens de métiers travaillent à construire des églises et des châteaux, les chantiers sont organisés et chacun a sa tâche : livrer les matériaux, installer les échafaudages et les poulies, tailler les pierres, confectionner le mortier, tailler les bois de charpente, installer les charpentes, couvrir les toitures etc.
Les paysans vivent de la culture et, comme tous les agriculteurs, leur vie est rythmée par les saisons. Les paysans élèvent toutes sortes d'animaux : vaches, ânes, moutons, cochons, volailles et genettes. Les charrues sont tirées par des bœufs ou des chevaux. Les forgerons fabriquent des armures et les réparent, mais ils fabriquent également tous les éléments en fer qui entrent dans la construction des églises et châteaux ( grilles, éléments de cheminées, tirants d'ancrage, pattes de scellement en tous genres, herses, clous, chaines etc ). Les forgerons fabriquent également tous les éléments qui entrent dans la fabrication des armes de guerre. Leur travail est arrassant, car tout est fait à la main, avec des outils en bois. Les porcs sont engraissés toute l'année, puis abattus au début de l'hiver pour permettre de traverser cette difficile période.


La charrue apparaît au XII ème siècle et remplace l’araire en bois. Ils cultivent des céréales ( blé, seigle et orge ), ainsi que les vignes et des plantes textiles ( lin et chanvre ) pour les vêtements. Les enfants du peuple apprennent très tôt un métier, très souvent loin de leur famille. Les jeunes paysans aident leurs parents aux travaux des champs. Les jeunes nobles, dès 7 ans, débutent leur formation de chevalier dans une famille d'accueil souvent loin de chez eux, dans le château d’un seigneur qui assurera sa formation et le prendra pour page. Il apprendra les techniques guerrières, la gestion d'un domaine et surtout, il acquerra un comportement chevaleresque. Les enfants d’artisans et d’ouvriers sont placés très tôt chez un maître-artisan pour apprendre leur métier.


Architecture médiévale

Du bois à la pierre

moyen-âge 'histoire de l'architecture comporte deux volets. Elle fut d'abord militaire, car il fallait construire des édifices capables de résister aux barbares ( constructions en bois puis en pierres ). Ces édifices étaient souvent construits sur des promontoirs naturels ou artificiels ( mottes castrales ).


Il fallut dans le même temps construire des édifices religieux pour maintenir la cohésion sociale, et pour cela, l'architecture devint religieuse ( constructions en bois puis en pierres ). Comme pour les édifices militaires, les églises furent construites sur des promontoirs naturels ou artificiels, car ce monument devait être visible de loin. Qu'était l’architecture au Moyen Âge ? Les Maitres des différents corps d'états en parlaient beaucoup, de plus, ils établissaient des maquettes grossières, des dessins sur les sols, et sur des parchemins. Mais personne n'aurait eu l'idée de transformer ce savoir en littérature ! Le discours médiéval était un discours fragmenté entre le "Maitre d'Oeuvre", les divers métiers, et le commanditaire.

Des secrets bien gardés

moyen-âge omme le moyen-âge s'étend sur un période de mil ans, l'architecture médiévale ne peut se résumer à quelques modes ( Roman, Gothique etc ). L'évolution de l’architecture médiévale est un sujet fort peu traité et donc, à ce jour, fort peu documenté . On trouve néanmoins quelques informations dans les enluminures. Ce n’est que vers le milieu du X ème siècle que les auteurs ont essayé des représentations plus réalistes.


Par exemple, les baldaquins au-dessus des statues, tout comme les bandeaux encadrant des enluminures et les vitraux. Les plans d'architecture n'existaient pas au X ème siècle, chaque corporation avait ses systèmes d'épures et secrets de construction grossièrement notés sur des parchemins soigneusement cachés. Jusqu'au XIII ème siècle les peintres et sculpteurs étaient incapables de représenter un ouvrage dans une perspective acceptable à l'oeil, tous les artistes qui se sont essayés à cet art n'ont produit que des oeuvres qui aujourd'hui heurtent notre perception. Jusqu'au XIII ème siècle dans les ouvrages techniques ( fort peu nombreux ) il n'y à aucune explication architecturale pour décrire une fenêtre, une porte, un escalier, une toiture, un clocher, etc .
L’une des rares descriptions médiévales d’architecture, c'est le récit de l’abbé Suger de Saint-Denis sur la reconstruction de son église, il y emprunte des citations contenues dans les rituels de consécration des églises. Ce savoir que nous qualifions de nos jours d'architectural était totalement incompréhensible au commun des mortels, et ce, pour une bonne raison : chaque Maitre batisseur gardait ses techniques de construction bien au "secret", de peur de dévaloriser complétement son métier.

Fin de l'Architecture médiévale

moyen-âge ’est Leon Battista Alberti qui inventa un nouveau langage pour parler et écrire sur "l’architecture moderne", et ce langage était inspiré de l’auteur antique Vitruve. Vitruve, vivait au premier siècle avant notre ère, et ne connaissait pas les églises, il n’avait donc pas de mots pour décrire ces édifices, innombrables au Moyen Âge.


Vitruve ne disposait pas de ces mots, et Alberti ne les avait pas non plus, bien qu’il ait conçu plusieurs édifices, qu’il appelait des « temples ». Avec Alberti l’ commença à se codifier, puis rapidement vint l’époque des règles, puis celle des doctrines. Tout cela était nouveau, car les "Maitres d'Oeuvre" des grandes églises médiévales faisaient appel à des Maitres ( Charpentiers, Maçons, Verriers, Forgerons, etc ) qui avaient chacun leurs secrets et épures soigneusement gardés, et qui n’avaient surtout pas le souci d’exposer leurs connaissances dans des livres. Avec les humanistes, les écrits sur l’architecture devinrent accessibles à tous. Paradoxalement, cela entraîna un affaiblissement des connaissances des "Maitres Batisseurs". C'est ainsi que les spécialistes de la construction s'obstinèrent à garder leur secrets. Les techniques de construction des voutes qui étaient très élaborées aux XV ème et XVI ème siècle et détenues par les "Maitres d'Oeuvre", disparurent alors des ouvrages d'architecture, et avec lui l’art extrêmement complexe du voûtement dans l’architecture gothique tardive.