Rappel concernant les commanderies
Mise au point
ux XII ème et XIII ème siècles le terme commanderie ne s'appliquait pas aux possessions templières, il y avait des granges ( gérées par quelques frères ), des préceptories ( gérées par une dizaine de frères ), des maisons ( gérées par des dizaines de frères ), les maisons géraient un territoire assez étendu. A cette époque les départements n'existaient pas, les territoires se nommaient : Provinces, Duchés, Comtés, Marches, Baronnies ) et généralement il n'y avait qu'une maison par Comté. Le terme commanderie fut surtout employé au XIV ème siècle par les Hospitaliers qui héritèrent d'une très grande partie des biens Templiers, après l'extermination de ces derniers par Philippe le Bel entre 1307 et 1314.
Liste non exhaustive
En 1307, juste avant l'arrestation des Templiers, Guillaume de Nogaret qui avait demandé à ses hommes de confiance d'effectuer un état des lieux précis concernant les possessions Templières dans le royaume franc, rédigea un rapport au roi Philippe dans lequel il affirmait qu'il y avait plus de 9 000 maisons, préceptories et granges sis dans le royaume.
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Mythe et réalité
cette époque, la religion Catholique était omnipotente dans l'Occident Chrétien, elle le restera jusqu'au début du XVI ème siècle.
L'an mil généra la naissance des Ordres de Chevalerie Militaires et Religieux, ce tournant dans l'histoire marqua une révolution dans le système de gouvernance des Etats.
Les différentes fonctions, issues de l'époque carolingienne et revues au début du X ème siècle partagent la société Française entre Orant (religieux), Pugnant (guerriers) et Laborant (travailleurs).
En 1073 les Turcs Seldjoukides prennent le contrôle de la ville de Jérusalem après leur victoire sur les Fatimides, dès lors, et contrairement aux usages en vigueur depuis l'an 800, ils interdisent les pélerinages aux Chrétiens. La suite tout le monde la connait, entre 1075 et 1092 les Chrétiens essayeront bien de retourner à Jérusalem mais à chaque fois ils seront refoulés à Alep, Antioche, ou Kobané, par les Musulmans. A partir de 1074 et jusqu'en 1085 le Pape Grégoire VII sillonne l'europe afin de reveiller les seigneurs et les appeler à délivrer les lieux saints, en vain. Puis, le Pape Victor III continuera ce travail en 1086 et 1087, en vain. Urbain II reprendra le flambeau dès 1088 en se servant toutefois des échecs de ses prédecesseurs, il agira plus finement.
Il proposera aux chevaliers d'aller conquérir de nouveaux fiefs plutôt que de guerroyer en permanence entre eux sur le sol Français. En effet avec le système féodal l'ainé héritait tout de son père les autres n'avaient rien ce qui couplé à une démographie galopante générait des guerres incessantes sur tout le territoire. De plus, ce Pape promit aux pélerins la levèe des liens de vassalité et de servage pendant toute la croisade, ce qui ouvrait des perspectives de vie meilleure pour tous ceux qui partiraient, les Serfs devenaient libres avec l'espoir de devenir riches, les Seigneurs n'avaient plus de suzerain et pourraient acquérir des fiefs hors de France. Avec de tels arguments son discours de clôture lors du concile de Clermont reçut un écho plus que favorable.
C'est Godefroid IV, Duc de Basse-Lotharingie ( Seigneur respecté de Flandre, connu de nos jours sous le nom de 'Godefoy de Bouillon' ) présent au concile de Clermont qui répondra le premier favorablement à l'appel du Pape. Dès le lendemain il réunit en présence du Pape tous les seigneurs encore présents et il fut décidé qu'il organiserait cette entreprise hors du commun, et c'est de Boulogne sur mer que la première croisade partirait. Cet engagement de croisade à répondre aux appels de la Papauté est du à une chose que vous ignorez sans doute :
Godefroy ou Godefroid est le deuxième fils d'un riche Seigneur flamand "Eustache II -Aux Grenons- Comte de Boulogne" et d’une wallonne niéce du Pape Etienne IX "Ida de Lotharingie", héritière de Bouillon (Ardennes, Belgique), et des ducs de Basse-Lotharingie. Godefroy de Boulogne est un descendant de Charlemagne ❎ et, comme son illustre ancêtre, c'est un personnage extraordinaire. Il appartient à un clan de ducs, Comtes et évêques, groupe aristocratique qui gouverne la Lotharingie depuis l'an 950. Comme il ne pouvait hériter des terres de son père car deuxième fils, ses parents décidérent de confier son éducation de chevalier à son oncle Godefroy III le Bossu à Bouillon (Belgique). À la mort de ce dernier, il hérite de ses titres d'ou son surnom Godefroy VI de Bouillon. Toutefois, si l'empereur germanique lui concède le marquisat d’Anvers (1076), il lui interdit en sa qualité de roi de Germanie, le titre de Duc de Basse-Lotharingie comme le souhaitait son oncle dans son testament. Godefroy se range néanmoins fidèlement au côté d'Henri IV dans la lutte d'investiture qui oppose l'empereur germanique et le pape Grégoire VII, et entre dans Rome les armes à la main. Pour le récompenser de ses fidèles et loyaux services, l'empereur germanique le reconnaît finalement Duc de Basse-Lotharingie en 1087. Il règne désormais sur le duché de Brabant, le comté de Hainaut, le duché de Limbourg, le comté de Namur, le duché de Luxembourg et une partie du comté de Flandre. Mais il tombe très gravement malade peu de temps après cette expédition à Rome, il y voit un signe du Très-Haut, et il fait le vœu, pour réparer ses torts, d'aller défendre les Chrétiens d'Orient s'il guérit.
Il guérira et tiendra parole !
Sans Godefroy ou Godefroid de Bouillon, il y a fort à parier que la première croisade n'aurait pas démarré en 1096, car les Seigneurs ne se hâtaient pas particulièrement pour délivrer les lieux Saints. C'est donc cette maladie dont Godefroy de Bouillon faillit mourir, mais dont il réchappa par miracle qui fut le point de départ de la première croisade. Tous les Seigneurs d'Angleterre, du nord de la France, de Basse-Lotharingie, de Haute-Lotharingie et de Germanie furent contraints de suivre sans renâcler croisade dans son entreprise.
Son lignage lui vallait de connaître parfaitement, non seulement les langues de l’époque : le roman et le thiois, mais également les mœurs des peuples qui les parlent. En le choisissant comme chef des croisés, le Roi de France savait qu’il serait à la fois un médiateur des querelles inévitables et un trait d’union entre Lotharingiens, Germains et Français qu’il faudrait entraîner puis galvaniser pour les assauts très meurtriers finaux.
Après la première croisade, il y aura la deuxième, puis la suivante etc... Au total il y aura 9 Croisades, et l'aventure se terminera en 1291 avec la déroute de Saint Jean d'Acre, la fin des états latins et le retour définitif des Chrétiens survivants dans leurs pays respectifs !
Moines soldats catholiques
Mais revenons aux Templiers, en 1104 le roi Baudoin 1er de Jérusalem avait demandé à Geoffroy de Saint-Omer d'organiser la sécurisation des états latins. Geoffroy s'acquitta de cette tâche difficile en quelques années
et, dès 1116 la milice des pauvres chevaliers du Christ existait en réunissant les deux fonctions de la société, religieuse et militaire. Cette milice ne sera reconnue officiellement par le Pape qu'en 1129 lors du concile Troyes.
L’origine des Templiers remonte donc à la première croisade en terre Sainte.
Après la conquête de Jérusalem en 1099, certains chevaliers décident de rester sur place et fondent le royaume de Jérusalem, la principauté d'Antioche, le comté de Tripoli,
et le comté d'Edesse avec pour objectifs, de sécuriser les chemeins de pélerinage, et de veiller sur le tombeau du Christ.
Les commanderies avaient, entre autres, pour rôle d'assurer de façon permanente le recrutement des frères. Ce recrutement devait être le plus large possible. Ainsi, les hommes laïcs de la noblesse et de la paysannerie libre pouvaient prétendre à être reçus s'ils répondaient aux critères exigés par l'Ordre. Avant toute chose, le candidat faisait don de lui-même à l'Ordre. Le candidat pouvait être pauvre, mais il devait être fortement motivé car il n'y avait pas de période d'essai. L'entrée était simple (prononciation des vœux) et définitive (à vie).
Les principaux critères requis pour entrer dans l'Ordre étaient les suivants :
- être âgé de plus de 18 ans (article 58 de la règle)
- ne pas être fiancé (article 669)
- ne pas faire partie d'un autre Ordre (article 670)
- ne pas être endetté (article 671)
- être en parfaite santé mentale et physique (article 672)
- n'avoir soudoyé personne pour être reçu (article 673)
- être homme libre (le serf d'aucun homme) (article 673)
- ne pas être excommunié (article 674).
Le candidat était prévenu qu'en cas de mensonge prouvé, il serait immédiatement renvoyé :
« … si vous en mentiez, vous en seriez parjure et en pourriez perdre la maison, ce dont Dieu vous garde. » (article 668) .
Résumons : en 1113 est créé l’Ordre des Hospitaliers, sa mission est d’assurer aux pèlerins chrétiens hébergements et soins.
Quelques années plus tard, deux chevaliers originaires du Nord de la France,
Hugues des Païens
et
Geoffroy de Saint-Omer
officialisent l’Ordre du Temple (Ordre composé de moines soldats catholiques sous la seule autorité du Pape) afin d’assurer la sécurité de ces mêmes pèlerins. L’ordre religieux militaire des Templiers voit ainsi le jour officiellement en 1118, avec la bénédiction du Pape. Ces deux ordres organisent en Occident un important réseau de commanderies, comme celles du Larzac, destinées à alimenter l’effort de guerre en Terre Sainte.
Dès sa création, l’Ordre des Templiers bénéficie d’avantages matériels de toutes sortes ainsi que d’appuis considérables : celui de saint Bernard qui édicte sa règle, et celui du Pape Honorius II, qui lui permet d’être indépendant de la hiérarchie de l’Eglise.
※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※
Bernard de Clairvaux, infatigable missionnaire naquit en 1091 à Fontaines, près de Dijon, en Bourgogne. Son père, Tescelin Sore, était seigneur de Fontaines, et sa mère Aleth était fille du seigneur de Montbar. Le château de ses pères a été donné aux religieux Feuillants et transformé en monastère.
En 1113 conversion de Bernard de Clairvaux. Il avait environ vingt-trois ans quand il alla se mettre avec trente autres jeunes gens, ses compagnons, sous la conduite d'Etienne, abbé de Cîteaux. Mi-août 1115, Bernard et ses moines s’installent dans le val d’Absinthe – cette plante y poussait en abondance – à Clairvaux, en Champagne, non loin de Ville-sous-la-Ferté. Cette combe, longue de 1500 mètres et large de 200, était bien irriguée et entourée de collines boisées. Son orientation d’est en ouest lui valait d’être baignée toute la journée de lumière, d’où le nom de Claire-Vallée, ou Clairvaux, qui lui fut donné. Si les conditions de cette implantation demeurent obscures, il faut en retenir le caractère familial et féodal : le principal artisan de la fondation en est le sire de La Ferté, Josbert le Roux, cousin de la mère de Bernard de plus, sept des douze moines qui accompagnaient Bernard sont de proches parents ( quatre frères, son oncle, et deux cousins ). C'est à partir de ce montent-là que l’ordre de Cîteaux commença à se répandre d'une manière extraordinaire. La même année, fondation de l'abbaye de la Ferté, première fille de Cîteaux, au diocèse de Chalons-sur-Saône, sur la Grône, par les seigneurs de Vergy, Savaric et Guillaume son fils, comtes de Châlons-sur-Saône.
En 1117 Bernard ,atteint d'une maladie grave, est confié aux soins d'un médecin de la campagne, que lui procure Guillaume, évêque de Châons-sur-Marne.
En 1123 Adam, abbé de saint Denys, a pour successeur, d'un commun accord de tous les religieux, l'abbé Suger, à qui Bernard écrivit plusieurs fois.
En 1125 Bernard réconcilia les Milanais avec le pape Innocent et Lothaire II, qui fut élu empereur.
En 1128 le jour de la fête de saint Hilaire, concile de Troyes, qu'on place à tort en 1129, comme il ressort des témoignages de Michel, qui en fut le secrétaire. Il fut présidé par Mathieu, évêque d'Albano, légat du Saint siège. On y compta parmi les assistants, Étienne de Cîteaux, Bernard de Clairvaux et d'autres abbés du même ordre. C'est dans ce concile qu'on détermina les couleurs blanches des habits à donner aux Templiers, et la règle qu'ils devaient suivre. Ce n'est que plus tard que le pape Eugène III leur fit placer la croix rouge sur leurs habits.
En 1131, cinquième année du règne de Lothaire II, vingt-deuxième de celui de Louis VI, roi de France, le pape Honorius meurt, le 16 janvier, dans la sixième année de son pontificat. Un schisme très-grave règne dans l'Église de Dieu, Grègroire, élu canoniquement sous le nom d'Innocent II le 17 février, se vit disputer le trône par Pierre, fils de Pierre de Léon, appuyé par la violence de ses amis qui étaient tout-puissants à Rome, et par Roger, roi usurpateur de Sicile. Pendant huit ans, Bernard défendit avec courage la cause d'Innocent. En effet, entre autres choses, dans le concile tenu à ce sujet, cette même année, à Étampes, il fut choisi tout d'une voix, par les pères du concile, comme arbitre du différend, et se déclara pour innocent contre Anaclet. Il amena le roi d'Angleterre Henri à le reconnaître également. La même année, Bernard, avec une humilité admirable, refusa l'évêché de Gênes, devenu vacant l’année précédente par la mort de Sigefroy.
En 1132 départ du pape Innocent de France, pour l'Italie, Bernard l'accompagne. Il réconcilie les Pisans et les Génois. L’évêché de Gênes lui est offert pour la seconde fois, avant que Syrus y soit nommé, et même après la nomination de Syrus qui veut se démettre. II refuse avec la même persévérance et la même humilité qu'auparavant.
En 1134 Concile de Pise. Pendant que Bernard, sur l'ordre du pape Innocent, s'y rendait en traversant la Lombardie, après avoir réconcilié ensemble Lothaire et Conrad, il reçoit des Milanais, excommuniés et privés de la dignité de Métropole, pour avoir, à la suite d'Anselme, leur archevêque, embrassé le parti de Conrad et d'Anaclet, une lettre où ils le prient de les faire rentrer en grâce avec Lothaire et Innocent.
En 1135 Bernard passe par Milan en revenant d'Italie, et revient à Clairvaux, dont on transfère les bâtiments dans un lieu plus commode.
En 1137 Bernard, appelé par le pape Innocent, repasse une troisième fois les Alpes pour retourner en Italie, qui gémissait sous Anaclet, des vexation de Roger de Sicile. Ce prince, vaincu grâce aux prières de Bernard, par le duc Rainoulphe, voyant qu'il ne pouvait l'emporter par la force des armes, eut recours à la force de l'éloquence et confia la défense de la cause d'Anaclet à Pierre de Pise, homme d'un rare talent pour la parole mais le voyant vaincu et ramené du schisme par Bernard, il n'en revint pas lui-même à de meilleurs sentiments.
En 1138 mort malheureuse de l'antipape Anaclet, à qui la fraction de Roger donna pour successeur le cardinal Grégoire, qui prit le nom de Victor et qui se dépouilla des insignes du pontificat entre les mains de Bernard. Le schisme se trouva donc ainsi terminé, grâce au zèle et à la prudence de Bernard, après avoir duré sept ans.
En 1153 Bernard meurt en paix, après avoir rétabli la paix entre les habitants de Metz, le 20 août à neuf heures du matin, dans la soixante-troisième année de son âge, la quarantième de sa profession religieuse, et la trente-huitième de sa prélature.
Respectant les vœux de pauvreté, chasteté et obéissance, l’Ordre se développe rapidement en Occident. Les donations faites par les familles nobles, mais également le talent à faire fructifier les terres et les biens légués ou achetés confèrent à l’Ordre une grande prospérité. A la fin du XIII ème siècle, les templiers trop peu nombreux en Terre Sainte perdent toutes les batailles face aux Musulmans.
Tous les rois d'occident promettent des renforts aux Templiers pour garder les Etats Latins et tous trahissent leurs promesses. Il faut dire qu'ils sont tous plus occupés à défendre et agrandir leurs royaumes, qu'à engager des fortunes et des hommes pour défendre les Etats Latins qu'ils savent condamnés à plus ou moins longue échéance à cause de leur éloignement.
Dès l'année 1250 les jeux sont faits, mais les Templiers résisteront néanmoins bravement, de 1250 à 1291 à 1 contre 10, mais en 1291 après la débâcle de Saint Jean d'Acre les survivants se replient sur Chypre puis de là ils regagnent leurs royaumes.
Arrestation
près la défaite de Saint Jean d'âcre en 1291 c'est le retour en Occident des Templiers, dans le royaume Franc dès l'an 1295 Philippe IV le Bel ourdira avec ses sbires un plan machiavélique pour les arrêter en 1307 puis il les exterminera jusqu'au dernier en 1314.
Début de la fin pour l'Ordre
partir de l'année 1250 c'est le grand basculement des forces en présence au proche orient, les seigneurs des royaumes d'occident ont compris que les états latins ne pourraient pas être conservés à cause de leur éloignement. Ces seigneurs ont maintenant d'autres chats à fouetter en occident, en effet ils doivent sécuriser leurs propriétés, ils ne désirent plus participer à l'effort de guerre por conserver des états latins qui leurs ont déjà couté très cher ! Alors bien sûr, ils feront semblant d'aider leurs frères d'orient mais en réalité ils se retireront discrétement de ce bourbier. Les Francs d'orient resteront seuls face à leur destin, à partir de l'année 1250 ils survivtont en quémandant des trèves de 10 ans aux Musulmans, toujours plus humiliantes. Les Templiers se battront d'abord à 1 contre 3 puis en 1291 à 1 contre 10, et, la fin de l'aventure surviendra en 1291 avec la défaite de saint Jean d'Acre ou tous seront exterminés à l'exception de quelques uns, dont personne ne sait encore aujourd'hui comment ils ont pu fuir.
Le roi de France Philippe IV le Bel ne manquera pas d'ailleurs de rappeler que les Templiers survivants étaient des lâches qui avaient fui le combat à Acre ! Ce faisant il commençait déjà son travail de sape contre l'Ordre. Mais à la fin du XIII ème siècle, l'ordre du Temple, chassé du proche orient par les Musulmans, n'en dispose pas moins encore d'une force militaire impressionnante de quinze mille hommes [ tous les frères résidant dans les royaumes occidentaux ainsi que ceux de l'empire Byzantin ( enfin de ce qui restait de l'empire )], bien plus que n'aurait pu en lever n'importe quel roi de la chrétienté. Mais, de soldats, les Templiers se sont reconvertis en banquiers administrateurs de biens et ont complètement perdu de vue la reconquête des Lieux saints. C'est que de considérables donations ont rendu l'ordre immensément riche et l'ont transformé en l'une des principales institutions financières occidentales... et la seule qui soit sûre. Il gère ainsi, en véritable banquier, les biens de l'Église et ceux des rois d'Occident ( Philippe IV le Bel, Jean sans Terre, Henri III, Jean Ier d'Aragon... ). Ses commanderies qui abritent les moines-soldats, avec aussi une vocation caritative, couvrent l'ensemble de l'Europe médiévale d'une véritable toile d'araignée. On peut voir au sud d'Angoulême, à Cressac, une chapelle rescapée de l'une de ces commanderies et ornée de peintures murales qui évoquent les croisades. L'opinion Française commence à s'interroger sur la légitimité du Temple. Le roi Philippe le Bel lui-même a souvenance que les Templiers ont refusé de contribuer à la rançon de Louis IX lorsqu'il a été fait prisonnier au cours de la septième croisade. Il entend aussi quelques méchantes rumeurs sur les moeurs prétendument dépravées et diaboliques des moines-chevaliers... Mais en réalité il a peur de cette puissance Templière qui n'obéit qu'au Pape, de plus sa cupidité le pousse à convoiter les richesses du Temple.
Un piteux retour en France
our tous les royaumes occidentaux le retour des vaincus se passa sans problème : dans tous les royaumes sauf dans le royaume Franc. Le roi va reprendre à son compte une idée déjà ancienne, évoquée par Saint Louis et les papes Grégoire X, Nicolas IV et Boniface VIII, Philippe IV le Bel souhaite la fusion de l'ordre du Temple avec celui, concurrent, des Hospitaliers afin de constituer une force suffisante pour préparer une nouvelle croisade à laquelle le roi de France et le pape Clément V sont très attachés. Voila pour la version officielle !
Une belle campagne de calomnie des Templiers
ès 1295, les sbires zélés de Philippe le Bel organiseront une campagne de dénigrement de l'Ordre et ce, dans tout le royaume. Que reprochait-on aux Templiers ? D'abord d'être des renégats, des odolâtres, et enfin des sodomites. Par desus tout planait l'inquiétude que font toujours naître chez ceux qui n'y ont pas accès le secret et l'hermétisme. Les crimes contre la foi sont bien sur les plus graves, et aussi les plus surprenants s'agissant d'hommes voués au combat pour cette même foi. Or deux pratiques sont reprochées aux Templiers toutes deux liées au secret des liturgies internes de l'ordre, et particulièrement des cérémonies initiatiques que sont les réceptions des nouveaux frères. Ces derniers auraient été contraints de cracher sur la croix et de renier le Christ, cependant que dans les chapitres ordinaires des provinces du Temple l'idolâtrie aurait été la règle.
( incontournable ouvrage de Jean Favier -"Philippe le Bel page" page 442 )
Mise en place du piège
u début de l'année 1295 Philippe IV le Bel avait arrété sa décision concernant les Templiers : l'extermination ! Pendant 12 années aidé de ses sbires et du clergé il instruira un dossier à charge contre l'Ordre, et Jacques de Molay n'aura aucune réaction !
La fusion des deux Ordres est mise sur la table de plusieurs conciles, et l'on élabore même en 1307 un projet dans lequel Louis de Navarre aurait été grand maître du nouvel ordre. Son dramatique échec résulte de l'opposition obstinée du grand maître Jacques de Molay ainsi que de l'agressivité du ministre du roi, Guillaume de Nogaret.
Déçu dans ses attentes, le roi de France presse le pape d'agir contre l'Ordre. Au début de l'été 1307 Jacques de Molay est à Paris et ce qu'il entend au sujet de la réputation du Temple l'effare. Début Aout 1307 Jacques de Molay rentre à Poitiers et envoie une lettre au Pape afin d'être reçu par lui dans les plus brefs délais. A ce moment le Pape est persuadé de l'innocence du Temple mais il sait à quel point le roi de France veut la peau de l'Ordre, de plus il sait aussi à quel point ce roi désire la condamnation de son prédécesseur Boniface VIII ( pour l'affaire d'Anagni). Le Pape est pris au piège. Le 24 août 1307, Clément V écrit au roi de France pour lui signifier qu'il entend interroger lui même les dignitaires de l'Ordre. Dans l'esprit du Pape il s'agit de gagner du temps pour laver la réputation des moines-soldats. Mais, à cause de l'état de santé du Pape, l'affaire traîne en longueur et Philippe IV le Bel reprend l'affaire en main. Conscient que le Pape désire gagner du temps, il décide l'arrestation les Templiers pour la fin de l'année sous l'inculpation d'hérésie, sans prendre la peine d'en référer au pape. En Aout 1307 Jacques de Molay s'attendait au pire et, dans ces conditions, les dignitaires ont eu le mois de Septembre et le début d'Octobre pour préparer le repli des archives et du trésor du Temple.
Arrestation des Templiers
uerriers redoutables, protégés par le pape dont ils dépendaient directement, à la tête d’une puissance financière et économique considérable, les Templiers se croyaient invulnérables. C’est d’ailleurs une des raisons de la haine que leur vouait Philippe IV le Bel. Le secret de l’arrestation et sa préparation furent bien gardés, car aucune alerte n’a pu être communiquée, bien que les lettres aient été envoyées dans toute la France et en Europe quelques jours avant. Pourtant, il est inconcevable qu’aucune fuite, aucune information concernant leur arrestation imminente n’ait pu leur parvenir. L'opération d'arrestation des templiers terminée, ils furent emprisonnés et séparés afin qu'ils ne puissent communiquer et organiser une défense commune. Moines soldats, rompus aux combats et aux périls les plus divers, les Templiers ne s’étaient pas préparés à une attaque aussi perfide, et, sans comprendre ce qui se passait se laissèrent arrêter sans résistance dans leurs commanderies.
Certaines maisons ont cependant résisté, à Arras l'arrestation des templiers ne se déroula pas sans heurts, ils se défendirent et plus de la moitié mourrurent les armes à la main ( La persécution des Templiers - Alain Demurger - page 51 ).
Nous ne pouvons que conseiller la lecture de cet ouvrage à ceux qui désirent connaitre les chiffres des arrestations et exécutions des frères dans chaque baillage, cliquez
ICI
Même si les historiens modernes ont fait un travail de grande qualité, le nombre de Templiers arrêtés, tués, et de ceux qui ont pu s’échapper est mal défini.
Les arrestations et les emprisonnements ne furent pas tous consignés par écrit et de plus, certaines dépositions ( en particulier celles favorables aux templiers ont disparu ! ). Toujours est-il qu'ils furent des milliers à être arrétés puis emprisonnés et torturés. Certains récits parlent de 1500 Templiers en armes à Lyon. Le nombre de Maisons en France fut estimé à 9000 sans que ce chiffre puisse être prouvé ! Le Roi et le pape furent en désaccord sur le montant des biens à se partager. En dehors des objectifs financiers, le procès est l’occasion pour Clément V d’essayer de restaurer l’autorité papale en Europe. Pour Philippe IV le Bel, malgré son sacrement à Reims par le pape, souhaite affirmer son indépendance et son pouvoir divin sur tout son royaume. Les cindyniques nous apprennent qu’il faut souvent rechercher les causes d’une catastrophe dans l’apparition de divergences dans les éléments d’une situation. Elles ne manquent pas dans le drame des Templiers. Malgré leur passé glorieux pendant les croisades et l’aide financière que les templiers apportèrent aux Rois de France, Philippe IV le Bel les sacrifia pour un sordide problème d’argent. Le pape n’ignore pas l’horreur des tortures par l’inquisition mais la tolère au début pour les interrogatoires puis l’interdit. Clément V non convaincu de la culpabilité des templiers, ému par les tortures, fera cesser les activités des inquisiteurs et ordonnera la formation d’une commission plus « réglementaire ». La procédure engagée par les autorités ecclésiastiques aboutira à un procès très long et controversé et forcera Philippe IV le Bel à patienter 7 ans et à communiquer avec le souverain pontife. Pour ne pas donner l'impression d'être désavoué, le pape choisit la fuite en avant et, le 22 novembre 1307, ordonne à son tour l'arrestation des Templiers dans tous les États de la chrétienté et l'ouverture d'une enquête sur leurs crimes supposés. Tous les Templiers qui refuseront de signer les avœux de leurs pêchés supposés seront brulés vifs ou emprisonnés à vie, ceux qui auront la vie sauve sont ceux qui signeront des avœux sous la torture.
Suppression de l'Ordre
e roi obtient de Clément V la suppression de l'ordre au concile de Vienne, en 1312. Elle est officialisée le 02 mai 1312 par la bulle «Vox in excelso», bien qu'il soit tout à fait exceptionnel qu'un ordre religieux soit purement et simplement dissous.
Le 3 mai 1312, le pape affecte le trésor des Templiers à l'ordre concurrent des Hospitaliers, à l'exception de la part ibérique qui revient aux ordres militaires locaux. Le roi de France et ses conseillers plaident en faveur de cette solution, respectueuse de la volonté des nombreux bienfaiteurs du Temple. En 1313, sur la base de documents comptables, l'ordre de l'Hôpital restitue 200 000 livres au trésor royal pour solde de tout compte. Le successeur de Philippe, Louis X, réclamera toutefois un supplément, estimant que son père a été floué. L'affaire est close en 1317, quand le nouveau roi Philippe V reçoit 50 000 livres supplémentaires. Avec l'affaire du Temple, la monarchie capétienne montre qu'elle entend suivre son intérêt politique et ne plus se comporter en vassale de l'Église.
Malédiction des templiers
Le 11 mars 1314, Jacques de Molay, emprisonné depuis octobre 1307 dans la prison du Temple, fut conduit devant la cathédrale de Notre-Dame pour entendre le verdict du procès, en compagnie de Geoffroy de Charnay, précepteur de Normandie, de Hugues de Payraud, visiteur général de l'Ordre, et de Geoffroy de Gonneville, Commandeur d'Aquitaine. La sentence des juges fut la prison à vie. Mais Jacques de Molay et Geoffroy de Charnay haranguèrent la foule en disant que leurs aveux avaient été volés, que les Templiers n'avaient commis aucun crime et étaient victimes d'une machination. Les deux hommes furent alors condamnés au bûcher. Dans la soirée du 11 mars 1314, sur le bûcher dressé sur l'île aux Juifs, en face du Palais de la Cité, Jacques de Molay s'écrie : "Pape Clément ! Roi Philippe ! Avant un an, je vous cite à comparaître au tribunal de Dieu pour y recevoir votre juste chatîment ! Maudits ! Maudits ! soyez tous maudits jusqu'à la treizième génération de vos races !" La malédiction du grand-maître allait s'avérer :
Clément V meurt le 20 avril 1314 d'étouffement.
Philippe IV le Bel décède dans la nuit du 26 au 27 novembre 1314 d'un ictus cérébral ses trois fils mourront dans les 12 années à venir, sans laisser de descendance mâle, mettant ainsi fin à la lignée des Capétiens directs.
Les Templiers abandonnés
e parchemin de Chinon a été daté du 17 au 20 août 1308. Il fut préparé par Robert de Condet, un ecclésiastique du diocèse de Soissons qui occupait les fonctions de notaire apostolique.
Les notaires apostoliques publics étaient Umberto Vercellani, Nicolo Nicolai de Benvenuto, Robert de Condet et maître Amise d’Orléans le Ratif.
Les témoins de la procédure étaient frère Raymond, abbé du monastère bénédictin de Saint-Théofred ( diocèse d’Annecy ), maître Berard (ou Bernard) de Boiano, archidiacre de Troyes, Raoul de Boset,
confesseur et chanoine de Paris, et Pierre de Soire, superviseur de Saint-Gaugery du Cambrésis. En outre, selon le document, trois autres copies plus détaillées furent rédigées par les autres notaires publics.
Les participants signèrent tous les documents et y apposèrent leurs sceaux. Selon le parchemin, « leurs paroles et confessions furent écrites exactement telles qu’elles furent intégrées ici par
les notaires listés plus bas, en présence des témoins ci-dessous. Nous avons aussi ordonné que ces choses soient formulées de cette manière officielle et validées par la protection de nos sceaux. »
Le parchemin de Chinon est mentionné dans plusieurs livres de référence sur les Templiers. Par exemple, le parchemin a été publié au XVII ème siècle par Baluze dans un ouvrage intitulé
« Vitae Paparum Avenionensis » ( Vies des papes à Avignon ). En 2001, Barbara Frale a trouvé l'original du parchemin dans les Archives secrètes du Vatican. L'historien Alain Demurger assure que cet original ressemble en tous points à la copie existante, rien de nouveau n'est mentionné sur ce parchemin. Deux ans plus tard, elle a publié un article sur sa découverte dans le Journal of Medieval History, et a également consacré un livre en italien à la question. Le parchemin de Chinon fait également partie des documents sur le procès de l'ordre du Temple conservés aux Archives secrètes du Vatican et publiés en 2007. Chinon est la ville française où Jacques de Molay et les autres Templiers ont été interrogés. Des agents du pape ont en effet mené une enquête au château de Chinon (diocèse de Tours) pour vérifier les plaintes contre les accusés. D’après ce document, le pape Clément V ordonne à Béranger Frédol, cardinal-prêtre de Saints-Nérée-et-Achilée, à Étienne de Suisy, cardinal-prêtre de Saint-Cyriaque-des-Thermes, et Landolfo Brancaccio, cardinal-diacre de Saint-Ange-de-la-Pêcherie de mener l’enquête sur les Templiers accusés. Les cardinaux déclarent alors « ... par cette déclaration officielle destinée à toute personne qui la lira... (que) sa Sainteté le pape souhaitant et recherchant la vérité pure, complète et sans compromission de la part des responsables dudit Ordre, à savoir frère Jacques de Molay, maître de l’Ordre des Templiers, frère Raimbaud de Caromb, précepteur des commanderies des Templiers en Outremer, frère Hugues de Pairaud, précepteur de France, frère Geoffroy de Gonneville, précepteur d’Aquitaine et de Poitou, et Geoffroy de Charnay, précepteur de Normandie, nous a ordonné et mandés, spécifiquement et par sa volonté exprimée par la parole, afin que nous puissions examiner en toute diligence la vérité en questionnant le maître et les précepteurs susmentionnés — l’un après l’autre et individuellement, en ayant sommé les notaires publics et des témoins dignes de foi. ».
Absolution discrète en 1308
Le premier à être interrogé, le 17 août 1308, fut Raimbaud de Caromb. Au terme de l’interrogatoire, les cardinaux lui accordèrent l’absolution ( c'est-à-dire le pardon de fautes commises et reconnues ) :
« ...Après ce serment, par l’autorité de Sa Sainteté le pape qui nous a été spécifiquement accordée dans ce but, nous avons étendu à frère Raimbaud qui le demandait humblement et selon l’usage accepté par l’Église, la miséricorde de l’absolution de la condamnation à l’excommunication que les actes susmentionnés avaient causée, le réunifiant de la sorte à l’unité avec l’Église et le réintégrant dans la communion des fidèles et les sacrements de l’Église. ». Le 17 août également, les enquêteurs du Pape interrogent ensuite Geoffroy de Charnay, qui fut lui aussi absous.
Puis, toujours le 17 août, vint le tour de Geoffroy de Gonneville qui reçut également l’absolution. Le 19 août 1308, Hugues de Pairaud fut le quatrième à être interrogé et il fut de même absous.
Enfin, le Grand Maître fut interrogé en dernier, le 20 août 1308. Les cardinaux interrogateurs lui accordèrent également l’absolution. Selon le document, tous les interrogatoires des accusés qui se sont déroulés du 17 au 20 août 1308 ont été effectués avec la présence systématique de notaires publics et de témoins rassemblés pour l’occasion. Parmi les chefs d’accusation figuraient la sodomie, la dénonciation de Dieu, des embrassades illicites, des crachats sur la Croix, et l’adoration d’une « idole » le Baphomet. Le corps du texte décrit l’apparence des accusés, les serments qu’ils prêtèrent, les accusations qui pesaient contre eux, leurs interrogatoires, les dénonciations, les demandes d’absolution qu’ils avaient faites, et la délivrance de cette absolution par les agents du pape.
Un extrait de l’interrogatoire de Jacques de Molay se lit ainsi : « Interrogé pour savoir s’il avait confessé ces choses à cause d’une demande, d’une récompense, de la gratitude, d’une faveur, de la peur, de la haine ou de la persuasion d’une tierce personne — ou à cause de la crainte d’être torturé, il répondit par la négative. Lorsqu’on lui demanda si, après son arrestation,
il avait été soumis à la question ou à la torture, il répondit par la négative.».
Un extrait de l’absolution donnée à Jacques de Molay est rédigé de la sorte : « Après cela, nous avons décidé d’accorder la miséricorde de l’absolution pour ces actes au frère Jacques de Molay, maître dudit ordre dans la forme et la manière décrite plus haut, il a dénoncé en notre présence l’hérésie susmentionnée et toute autre hérésie, et a juré en personne sur les Saints Évangiles du Seigneur, et a humblement demandé la miséricorde de l’absolution. Il est donc réintégré dans l’unité de l’Église et de nouveau admis à la communion des fidèles et les sacrements de l’Église.». Le parchemin de Chinon permettrait ainsi de mieux connaître certaines pratiques des Templiers, et de confirmer que les confessions des accusés, qui ont tous admis avoir craché sur le crucifix à la demande de leurs confrères lors de leur initiation, ont toutes été extorquées sous la torture, ou par la menace de la torture. Geoffroy de Gonneville aurait été le seul à n’avoir pas dénoncé ni craché sur la Croix malgré la pression. Quant aux autres, ils assurent avoir « renié le Christ de bouche, mais non pas de coeur ». Tous nient également avoir pratiqué la sodomie. Ils expliquent que les Templiers s’embrassaient en signe de respect ( d'où le terme "baiser" ).
ne rumeur infondée circule dans les mileux Templaristes depuis le XIX ème siècle à savoir : " Hugues de Pairaud aurait admis avoir vu la « tête de l’idole » qu’on accusait les Templiers d’adorer il l’aurait vue à Montpellier, en la possession de frère Peter Alemandin, précepteur de la commanderie de cette ville ". Factuellement dans les minutes du procès Hugues a reconnu que certains us et coutumes étaient pratiqués durant l’initiation dans certaines commanderies, mais rien qui ne puisse conduire leurs éxécutants à être blamés par l'église. Tous précisent qu’ils ont confessé à un prêtre ou à un évêque la totalité de leurs offenses à la foi catholique, pour lesquelles on leur a infligé des pénitences puis accordé l’absolution.