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11 Novembre 2024

Huitième croisade



Débutée en 1270

les croisades arti de Cagliari le 15 juillet 1270, la flotte de Louis IX dit "saint Louis" débarque devant Tunis le 18 juillet et, même si l’effet de surprise a partiellement joué, les fortifications de Tunis ont pu être réparées et l’approvisionnement de la ville assuré. Une langue de terre qui contrôle l’entrée du port de Tunis est occupée, mais la situation s’avère intenable car ils ne disposent pas d’eau potable. Le 21 juillet, la plaine de Carthage, est occupée, puis la ville de Carthage prise d’assaut le 24 juillet. Mais, contrairement aux espérances, le sultan de Tunis ne veut pas se convertir, et se retranche dans la ville en appellant les Mamelouks à son secours. Baybars, qui croyait que les Croisés viseraient l’Égypte, a fait mettre le delta en état de défense, puis organise une expédition de secours vers Tunis. Le commandeur du Temple annonce l’arrivée prochaine de Charles d’Anjou et Louis IX dit "saint Louis" décide de l’attendre afin de pouvoir attaquer Tunis avec un maximum de forces. Les musulmans harcèlent en permanence le camp Croisé et Louis IX interdit qu’on les poursuive, craignant des pièges. La canicule rend le séjour sous tente insupportable, l’eau des puits n’est pas toujours potable et la maladie se répand rapidement dans le camp. Le 2 août, elle emporte Jean Tristan, le fils du roi, puis le roi lui-même le 25 août, le lendemain de l’arrivée des navires de Charles d’Anjou. Le nouveau roi, Philippe III, est trop inexpérimenté pour prendre le commandement et, de toute manière, également malade. Aussi Charles d’Anjou prend-il la direction des opérations et réussit à s’emparer du camp musulman le 24 septembre. Le frère de Louis IX dit "saint Louis" connaissait les méthodes d’évitement et de harcèlement employées par les Sarrasins. Trois jours après le décès du roi de France, il fit se rassembler des navires de commerce et des bateaux rapides sur un étang proche de Tunis. Effrayés par la perspective d’un débarquement en masse, les musulmans renoncèrent à leur tactique. Ils se massèrent en groupe de combat, permettant aux Croisés de livrer une véritable bataille au cours de laquelle le roi de Sicile et le comte Robert II d’Artois fondirent sur eux et les mirent en pièces. Les morts sont nombreux du fait des maladies : Raoul de Grosparmy, le légat du pape, Alphonse de Brienne, comte d’Eu, Hugues XII de Lusignan, comte de la Marche et d’Angoulême, le sire de Fiennes, Mathieu III de Montmorency, le maréchal Gautier de Nemours ou le chambellan Mathieu de Villebéon. Mais Charles d’Anjou ne souhaite pas la prise de la ville et le sultan de Tunis, dont l’armée est également décimée par les épidémies, souhaite négocier.
les croisades n accord est conclu le 30 octobre. Le sultan verse une indemnité de 210 000 onces d’or, reprend le versement du tribut dû au roi de Sicile, chasse les partisans gibelins de sa cour, accorde la liberté de commerce aux marchands Chrétiens et le droit de prêcher et de prier publiquement dans les églises aux religieux Chrétiens. En échange, l’armée Croisée évacue Tunis en laissant les armes de siège. Le 10 novembre 1270, le prince héritier Édouard d’Angleterre arrive sur les lieux mais, voyant que la paix a été conclue, repart immédiatement en Terre sainte mener la neuvième croisade. L’armée embarque le 11 novembre et fait relâche le 14 devant Trapani. Dans la nuit du 15 au 16, une tempête particulièrement violente se déchaîne et une quarantaine de navires sombrent. Les Croisés conviennent de rentrer en France pour se préparer à une nouvelle croisade qui ne verra jamais le jour.


Le 16 mars 1270 Départ de Saint-Louis pour la huitième Croisade.
Le 01 juillet 1270 Saint Louis quitte Aigues-Mortes en direction de Tunis.
Le 17 juillet 1270 les armées de Saint-Louis atteignent La Goulette.
Le 03 août 1270 Mort de Jean-Tristan comte de Nevers, fils du roi de la dysenterie à Tunis.

les croisades e 25 août 1270 Mort de Louis IX dit "saint Louis" à Tunis, son fils Philippe III le Hardi lui succède. L'échec de la septième Croisade, que Louis IX dit "saint Louis" avait interprété comme la punition divine l'affecta considérablement. Au XIII ème siècle, l'Europe n'est plus, comme au XII ème siècle mobilisée contre les infidèles. Comme le disait le poète Rutebeuf : " On peut bien gagner Dieu sans bouger de son pays, en vivant de son héritage. Je ne fais de tort à personne. Si je pars, que deviendront ma femme et mes enfants ? Il sera temps de se battre quand le sultan viendra par ici ". Le danger représenté par les musulmans était devenu moins pressant : déjà expulsés de Sicile, ils commençaient à être refoulés de la péninsule Ibérique. Bien que le tombeau du Christ fût à nouveau sous le contrôle de l'islam, la ferveur religieuse était retombée, de même que s'était dissipé l'espoir d'une colonisation facile et d'une fortune rapide nourrissant les rêves des Seigneurs Occidentaux. De ce point de vue, Saint Louis était devenu un homme du passé : les bourgeoisies marchandes avaient compris depuis longtemps que sans une politique de colonisation agressive, on ne pourrait déloger ni contenir l'islam car les territoires conquis étaient trop éloignés de la France, mieux valait s'accommoder avec les Musulmans même au prix d'accords déshonorants. Saint Louis ne partageait pas ce point de vue et voulut tenter une nouvelle fois l'impossible. Il commença à accumuler l'argent, les vivres et les armes dès 1267. En juillet 1270, il s'embarqua pour Tunis. Il tenait de son frère Charles d'Anjou, roi de Sicile, que l'émir de cette ville avait l'intention de se convertir au Christianisme. Epuisé par la chaleur et le manque d'eau, le vieux roi mourut devant Tunis d'une dysenterie. Avec cet ultime échec, s'achève l'ère des Croisades dont Louis IX incarne la dernière figure.
les croisades aybars, en Février 1271 apprenant la mort de Louis IX, reprend ses conquêtes, attaque le comté de Tripoli et emporte le château de Chastel Blanc.
Le 08 Avril 1271 Baybars reprend le Krak des Chevaliers.
En Mai 1271 Baybars assiège Tripoli. C’est alors que lui parvient l’annonce d’une armée croisée, ce qui l’incite à lever le siège de Tripoli et à conclure une trêve de dix ans avec le comte Bohémond VI de Tripoli.
les croisades e 12 Juin 1271 Baybars profite de sa présence au nord de Saint-Jean-d'Acre pour prendre le château teutonique de Montfort. En effet, le prince Édouard d’Angleterre, arrivé trop tard pour participer à la Croisade de Louis IX à Tunis, avait décidé de se rendre en Terre Sainte avec un millier d’hommes. Il est rejoint en septembre par son frère Edmond qui apporte également des troupes. La première réaction d’Édouard à son arrivée dans le royaume est de se scandaliser et de chercher à lutter contre le commerce d’armes avec les Mamelouks effectués par de nombreux marchands Chrétiens, notamment les Vénitiens et, dans une moindre mesure, les Génois. Malgré les protestations des Croisés et les excommunications du Saint-Siège, le bayle vénitien d’Acre montre les diplômes et immunités accordés par la cour de Saint-Jean-d’Acre, et Édouard ne peut lutter contre ce commerce, suicidaire pour la consevation des Etats latins d'Orient.
les croisades omprenant l’intérêt de l’alliance mongole, Édouard dépêche une ambassade à Abagha, Khan houlagide de Perse, effectue une incursion à Al-Bana, détruit le bourg et revient avec un joli butin. Il se concerte également avec le roi Hugues III de Chypre et le comte Bohémond VI de Tripoli.
En Octobre 1271 Le khan Abagha envoie une armée en Syrie, mais qui ne comporte que dix mille cavaliers car il est lui-même en guerre contre ses cousins. L’armée mongole pille les régions d’Alep et d’Apamée, mais se retire chargée de butin sans affronter l’armée que Baybars a réunie à Damas. Les Francs et les croisés en profitent pour tenter une incursion, mais en raison d’un effectif réduit et du manque de l’appui mongol, n’obtiennent que peu de résultats.
En Novembre Édouard dirige une offensive sur Qaqun, sur la route de Jérusalem, mais cette attaque échoue.
Le 22 Mai 1272 En quittant la Terre sainte, Édouard ne laisse pas le royaume démuni, car le roi Hugues III et lui-même ont conclu à Césarée une trêve de dix ans avec Baybars, grâce également à l’entremise de Charles Ier d’Anjou, roi de Sicile.
Le 16 Juin 1272 Des Nizârites, peut-être commandités par les Mamelouks, prétendent se faire baptiser et pour cela obtiennent la confiance des Croisés, une fois dans la place font un carnage et manquent de peu d’assassiner le prince.
Le 22 1272 Septembre Face au manque de moyens, Édouard rembarque à Acre en direction de l’Europe pour prendre la succession de son père Henri III mourant.
En 1287 Prise de Marqab aux Hospitaliers par le sultan Kalaoûn. Prise de Lattakié aux Hospitaliers par le sultan Kalaoûn.
Le 15 Avril 1289 Qalaoun (Mamelouk) s’empare de Tripoli.
Le 18 mai 1291 Les Mamelouks s’emparent de Saint-Jean d’Âcre marquant la fin de l’Empire latin.
Le 28 mai 1291 Prise de la citadelle du mont Thabor par les troupes du sultan.




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