Débutée en 1228
'est le pape Innocent III qui a permis l'élection du jeune Frédéric. Agé de 21 ans en 1195, et vivant en Sicile, il devient de fait le successeur d'Othon IV quand le Pape lâche ce dernier après sa défaite à bouvines le 27 juillet 1214. Frédéric est élu empereur en 1215 en promettant alors de prendre la croix. Il ne tiendra pas sa promesse, trop occupé à régler les problèmes internes au sein de l'Empire. Néanmoins, avec le temps, il comprend que mener une telle expédition lui permettra de se poser en leader de l’Occident, face au pape mais aussi face aux autres souverains comme Philippe Auguste.
Il faudra attendre 1223, pour que la croisade de Frédéric II passe du stade de voeux pieux, à celui de réalité. Le pape organise en 1223 son remariage avec la fille du roi de Jérusalem, en même temps qu’est fixé le départ de la nouvelle croisade ( juin 1225 ). Toutefois, Frédéric II préfère régler ses problèmes en Sicile plutôt que de se préparer sérieusement, et, c'est ainsi que la croisade sera repoussée à 1227. Frédéric II gagne du temps, et en profite pour mettre la main sur le royaume de Jérusalem sans se rendre sur place, en obligeant son beau-père Jean de Brienne à se réfugier à Rome !
Mais cette situation exaspère le nouveau pape Grégoire IX, qui l’excommunie en 1227.
Après moult atermoiements, Frédéric II se décide enfin, malgré son excommunication, à partir pour la Terre Sainte en fin d'année 1228, avec 500 chevaliers. Il se rend d’abord à Chypre où Jean d’Ibelin assure la régence, et s’impose en prétextant que les souverains de l’île étaient ses vassaux, puisque c’était son père Henri VI qui l’avait attribuée aux Lusignan ! La famille des Ibelin devient alors une ennemie de Frédéric. Il parvient ensuite à Acre, mais les Templiers et les Hospitaliers l'ignorent à cause de son excommunication ! En revanche, il bénéficie du soutien des Teutoniques. Frédéric II décide de fortifier la ville de Jaffa, c’est un succès immédiat car, sans combat, il obtient dans cette même cité le traité qui porte son nom le 18 février 1229 ! Il profite en cela d’une guerre civile au sein du royaume des Ayyûbides. Ce traité restitue la ville Sainte aux Latins ( à l’exception de l’esplanade des Mosquées, mais aussi différentes autres places comme Sidon, et des régions qui permettent de reconstituer un semblant de royaume de Jérusalem autour de celle-ci ). Ce traité acte une paix de dix ans avec les Musulmans. Ce succès inattendu, pousse Frédéric II à se rendre immédiatement à Jérusalem en mars 1229, pour s’y faire officiellement couronner.
Mais rapidement le peuple lui reproche son gôut pour les coutumes orientales, la langue arabe et l'art musulman. Dans ce contexte, peu favorable, il décide alors de repartir à Acre, ou il est accueilli par des quolibets et des insultes ! Ne supportant plus ce climat délétère, il quitte le proche-orient et rentre dans son royaume.
ette expédition sera incontestablement une réussite diplomatique, mais vouée à l'échec.
Frédéric II respectait les Juifs et les Musulmans, mais il détestait "la curie", Frédéric II, petit-fils de Frédéric Barberousse, ultime empereur de la dynastie des Hohenstaufen, fut un empereur atypique. De son vivant, ses contemporains le surnommeront "Stupor Mundi" ( la stupeur du monde ), il sera le second, après Godefroy de Bouillon, à reconquérir les lieux saints de la chrétienté.
Polyglotte, cultivé, épris de beauté, Frédéric II fut néanmoins un souverain brutal, qui n’hésita pas à jeter en prison son propre fils pour défendre son trône.
Nous lui devons les constitutions de Melfi, édictées en 1231, qui conservent une bonne part d'inégalités ( le sang d'un juif ou d'un sarrasin y vaut la moitié de celui d'un chrétien - nul ne subira de violence pour la raison qu'il est juif ou sarrasin ). Les constitutions de Melfi sont la première tentative, au Moyen Age, de substituer un Etat laïque, organisé sur la loi et fondé sur un corps de fonctionnaires, à l'instabilité des structures féodales.
ette expédition fut un succès pour les Croisés, mais les résultats atteints par la diplomatie d’un empereur excommunié plutôt que par ses combats, causa un grand désespoir dans la Chrétienté.
Cette méthode a créé un précédent qui influencera les Croisades suivantes.
L’intervention de Frédéric II s'avérera de plus désastreuse pour les institutions du royaume de Jérusalem qui, se retrouvant sans roi, manque désormais d’un pouvoir central et se retrouve en proie à l’anarchie,
les différentes factions ( les barons, les ordres de chevalerie, les compagnies maritimes commerciales ) ayant chacune sa propre politique sans qu’un souverain puisse arbitrer leurs querelles.
Le 30 Juin 1228 Frédéric II prend la mer marquant le début de la sixième croisade ( jusqu’en 1229 ).
Le 07 septembre 1228 Arrivée de Frédéric II à Âcre.
Le 11 février 1229 Traité de Jaffa, Frédéric II récupère Jérusalem, Bethléem et Nazareth.
Le 17 mars 1229 Frédéric II reçoit la couronne du royaume de Jérusalem.
Le 05 mai 1239 « Croisades des barons » qui récupère une partie du royaume de Jérusalem.
Le 10 juillet 1244 Le Sultan d’Égypte s’empare de Jérusalem.
Le 17 octobre 1244 Défaite des armées franco-damastiques à La Forbie contre les armées du sultan d’Égypte.
Le 25 Juin 1245 Le concile de Lyon prêche pour la septième Croisade.
Le 10 janvier 1247 Les Turcs s’emparent d’Ascalon.